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Sidy Sam Directeur CNRE «L’alphabétisation est victime de son passé florissant»

 Le déficit de financement a plombé le sous-secteur de l’éducation qui, jadis, a connu un passé très florissant. En cause : les partenaires techniques et financiers se sont retirés après le financement de grands projets.

Nonobstant les efforts consentis par les autorités dans l’alphabétisation avec un taux de 57 % en moyenne, le sous-secteur de l’éducation est victime de son passé florissant. Prospère vers les années 9o, ce sous-secteur connaît aujourd’hui de nombreuses limites.

La révélation a été faite hier par le directeur du Centre national de ressources éducationnelles (Cnre) Sidy Sam. Il s’exprimait en marge  de la journée de partage des conclusions de la Conférence de Paris sur l’alphabétisation et sociétés durables.

De l’argent a été gaspille depuis des  années, alors que des études ont démontré que l’alphabétisation n’a pas obtenu les résultats escomptés. Avec des éclipses et des réapparitions sous de nouvelles appellations, le sous-secteur n’a pas produit de résultats palpables. Sous ce rapport, les partenaires techniques et financiers refusent de mettre leurs sous s’ils ne voient pas les résultats ou s’il n’y a pas un dispositif de gestion adéquat, a révélé Sidy Sam. Non sans préciser que notre mission est de travailler avec des données fiables et sur une  gestion axée sur les résultats, la bonne gouvernance sobre et vertueuse. Aussi a-t-il rappelé que la  principale contrainte est relative au manque de moyens et au financement.

Au Sénégal, moins de 1 % des dépenses publiques de l’éducation nationale est consacré à l’alphabétisation, alors que la Conférence de Bamako de 2007 sur le financement de l’Education de base recommande aux Etats de porter ce taux à 3 %. Alors qu’il y a un stock d’analphabètes qui est toujours là, le directeur du Cnre estime que nous devons d’abord compter sur nos ressources endogènes. Il sollicite également l’apport des collectivités locales et un effort du secteur privé, à travers la Rse pour  financer l’alphabétisation. Mieux Sidy Sam plaide pour une solidarité nationale à travers la mise en place d’un  Fonds pour l’alphabétisation et l’éducation non formelle pour vaincre l’illettrisme. Il demeure convaincu qu’il ne peut y avoir de développement sans alphabétisation.  L’analphabétisme annihile tous les efforts de développement, a-t-il relevé avant d’ajouter qu’aucun projet de développement ne peut se dérouler sans prendre en  compte  l’alphabétisation des populations.  Pour atteindre ses objectifs le Cnre vise la sensibilisation sur l’importance du sous-secteur de l’éducation de base des jeunes et des adultes et la mobilisation des ressources additionnelles pour le financement de l’alphabétisation.

Mouhamadou BA

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