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Signature de l’accord de recapitalisation lundi : Les créanciers des Ics prêts à accompagner le plan de sauvetage

Enfin, l’accord de recapitalisation des Ics sera finalement signé le lundi 16 juillet prochain. Un grand pas sera ainsi franchi dans le plan de sauvetage de l’ex-fleuron de l’industrie sénégalaise. Et pour faire d’une pierre deux coups, les créanciers des Ics sont conviés le même jour autour d’une table.

Source : Walf Fadjri

L’Etat sénégalais et Iffco signeront, le lundi 16 juillet prochain, l’accord sur la recapitalisation des Industries chimiques du Sénégal. Initialement prévu, avant-hier, le paraphe aura donc finalement lieu en début de semaine prochaine, comme annoncé dans nos colonnes (voir Walf n°4593 du mercredi 11 juillet dernier).

A travers son communiqué de presse, le ministère des Mines et de l’Industrie confirme l’information et souligne que la signature aura lieu à la Primature. ‘L’Etat du Sénégal et le managing director de Iffco, U. S. Awasthi, poseront ainsi un acte important pour l’avenir des Ics’, commente la même source. La tutelle annonce, par la même occasion, qu’une conférence de presse se tiendra, dans l’après-midi, à l’issue de la rencontre avec les bailleurs de fonds et les banquiers.

Ces derniers, qui se sont toujours inquiétés du sort des Ics, devront poser des actes pour un plan de rééchelonnement, voire de restructuration de la société. ‘On parle de recapitalisation, de restructuration, mais cela fait des années que des actionnaires auraient dû être d’accord. Ils sont deux principalement : les Indiens et l’Etat du Sénégal. Le Sénégal est prêt à céder ses actions à Iffco (le partenaire indien des Ics, Ndlr) pour qu’il devienne actionnaire majoritaire. Mais en tout état de cause, nous les créanciers, que ce soit Etat du Sénégal, des Camerounais, des Marocains ou Chinois, ça nous est égal. A la condition que les actionnaires fassent leur travail. Et leur travail, c’est d’injecter tout de suite au minimun 50 milliards dans les Ics parce qu’en ce moment, les Ics vivotent et ce n’est pas comme ça qu’elles vont s’en sortir. Une fois que les actionnaires auront joué leur rôle, les bailleurs de fonds et les autres créanciers pourront étudier comment on peut aider au mieux les Ics, en restructurant toute une partie de la dette sur une longue durée et à un taux qui ne pénalise pas trop les Ics. Mais il est évident qu’on ne va pas discuter de ces modalités de restructuration tant que ce n’est pas recapitalisée, c’est un tout. Alors, nous avons tous intérêt à sauver les Ics, mais pas dans n’importe quelle condition’, soulignait déjà Sandy Gillio, administrateur-directeur général de la Sgbs, une banque créancière des Ics à hauteur de 18 milliards de francs (voir Walf n°4588).

‘l’accord qui est intervenu lors la rencontre entre le gouvernement et l’Iffco (partenaire stratégique indien) au mois de février dernier sur la recapitalisation des Ics, ainsi que le principe de la prise de contrôle du capital et du management des Ics par Iffco tout autant que les grandes lignes du plan de restructuration de la dette à long terme, mais aussi de la dette à court terme, vont dans le bon sens pour l’Afd. Ce sont des bases qui donnent une lueur d’espoir. On a, aujourd’hui, en perspective, une sortie du tunnel (…). Les bailleurs de fonds sont prêts à procéder à un rééchelonnement de la dette. Les échéances qui restent dues par les Ics, le sont sur une période et sur un terme assez courts. En ce qui nous concerne, les dernières échéances sont à l’horizon de 2011. Ce qui est très rapproché. Et ce qui fait qu’il y a des échéances importantes à venir. Et un allongement sur une période beaucoup plus longue des échéanciers de remboursement est souhaitable. Ce sont là des choses tout à fait envisageables, sur lesquelles il faudra discuter, et qui constitueront, à travers l’étalement des échéances, un ballon d’oxygène important pour les Ics en terme de trésorerie. Cela épargnera le cash-flow de façon à améliorer la trésorerie des Ics’, soutenait, de son côté, Jean-Marc Gravelini. Le directeur de l’Agence française pour le développement (Afd) s’exprimait aussi à travers nos colonnes.

Les dettes (voir par ailleurs) contractées par les Ics auprès de ses trois grands bailleurs de fonds à savoir, la Banque européenne d’investissement, l’Afd et la Banque ouest africaine de développement sont estimées, selon M. Gravelini, à environ 50 milliards de francs Cfa.

L’accord de recapitalisation a été décidé depuis février dernier. Il ne restait que le paraphe pour que les Indiens débloquent les 80 millions de dollars, environ 40 milliards de francs. Un engagement réaffirmé, hier, à Paris où se tient le Conseil d’administration.


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