SANTE

SITUATION DE L’HEPATITE VIRALE (VHB)-LE SENEGAL PRESENTE UN TAUX DE PREVALENCE DE 11% AU NIVEAU DE SA POPULATION

  • Date: 20 janvier 2016

“Le Sénégal représente un exemple d’un pays d’Afrique de l’Ouest qui est fortement endémique pour le Vhb, avec une prévalence approximative de 11% HbsAg”. Telle est la situation de l’hépatite virale au Sénégal, décrite par le professeur Souleymane Mboup.

Le 1er Sommet africain sur les hépatites 

virales qui s’est ouvert, hier, à Dakar, a servi de cadre au Pr Souleymane Mboup pour partager sur l’état de ces pathologies en Afrique et plus particuliérement au Sénégal. En prononçant son discours, il a informé : « Les données de modélisation préliminaires au Sénégal ont montré que d’énormes progrès ont déjà été réalisés avec la vaccination des nourrissons et a permis d’éviter plus de 800 000 nouvelles infections chroniques du Vhb, à ce jour”.

Une projection de 50 000 décès liés aux hépatites entre 2015 et 2030 au Sénégal

Cependant, il a prévenu: “Sans une mise à l’échelle dans le traitement, il y aura une projection de 50 000 décès liés au Vhb, au Sénégal, entre 2015-2030. Un programme global de santé publique pour l’hépatite B avec la prévention, la prévention de la transmission mère-enfant, le dépistage et le traitement pourraient éviter 20 000 décès en 2030, avec un retour sur investissement d’environ 2.5 francs Cfa par 1 franc Cfa investi”.

Toutefois, il a souligné: “Le succès et la réalisation de ces objectifs dépendent de nombreux facteurs, y compris des réductions de prix des médicaments et des tests de laboratoire, le renforcement des capacités à la fois dans les services cliniques et virologiques. Outre la recherche de mise en oeuvre dans la prestation optimale des différentes interventions et l’élan surtout politique et mécanismes de financement. On estime qu’environ 240 millions de personnes ont une infection chronique par le virus de l’hépatite B et 150 millions celles qui ont une infection chronique par le virus de l’hépatite C”.

«Environ 1 million de personnes meurent chaque année»

Concernant la morbidité de cette pathologie, le spécialiste d’indiquer qu’”environ 1 million de personnes meurent chaque année (~2,7% de l’ensemble des décès) de causes liées à l’hépatite virale, le plus souvent de maladies du foie, dont le cancer hépatique”. Néanmoins, il a souligné qu’au Sénégal, “la vaccination universelle des nourrissons a été intégrée dans le Programme élargi de vaccination (Pev) en 2004 et les taux de couverture élevés ont été atteints et la vaccination de la dose de naissance vient d’être introduite”.
Cette volonté découle du fait que “l’hépatite virale chronique est un problème mondial de santé publique grave, mais sous-estimé. Son diagnostic et sa prise en charge restent complexes et beaucoup de pays n’ont pas les ressources humaines et l’infrastructure médicale nécessaires pour assurer les traitements”.

«Les hépatites virales B et C touchent près de 100 millions d’individus»

Pour preuve, a-t-il avancé: “En Afrique sub-saharienne, les hépatites virales B et C touchent près de 100 millions d’individus sur une population de 936 millions d’habitants. Ces infections sont contractées le plus souvent au cours de l’enfance ou à l’occasion des soins de santé et des pratiques traditionnelles et évoluent vers la chronicité, exposant les sujets à un risque de cirrhose et de carcinome hépatocellulaire”. “D’autre part, la forte prévalence du Vih sur le continent entraîne des co-infections avec les virus des hépatites B (15%) et C (7%)”, a informé le professeur Mboup.

En expliquant les raisons de la résistance de cette pathologie sur le continent, le spécialiste renseigne :”Actuellement, il n’existe pas de vaccin contre l’hépatite C, mais la recherche dans ce domaine se poursuit. D’abord, c’est faute d’être réellement identifié et ressenti comme une menace par la population et la communauté internationale et le caractère silencieux et prolongé sur des décennies de l’infection. A cet égard, l’expression ‘silent killer’ est vraiment bien adaptée à cette infection Vhb comme elle sied à l’hépatite C. Ensuite, il est néanmoins clair qu’actuellement le problème majeur est financier”.

Une «tueuse silencieuse»

En guise de solution, il a préconisé une synergie des actions entre tous les acteurs. “Une approche auprès des populations et de leurs dirigeants politiques et de la communauté internationale est donc capitale. Elle doit s’appuyer sur l’expérience du Vih avec des programmes holistiques et des financements”, d’après le Pr Mboup qui a relevé que “le Sénégal représente un exemple d’un pays d’Afrique de l’Ouest qui est fortement endémique pour le Vhb, avec une prévalence approximative de 11% HBsAg”. Cela, par rapport à la situation de l’hépatite virale.

Pour sa part, le directeur de la santé, le Dr Papa Amadou Diack, a reconnu: “Les épidémies de l’hépatie B et C continuent de s’accroître à travers le continent et posent un grave probléme de santé publique. Les pays africains ont les plus hauts niveaux d’hépatites B chroniques. Ils dépassent les 10% et les personnes vivant avec l’hépatite C sont estimé à 30 millions de personnes. Mais l’obésité, l’alcoolisme et la toxicomanie ont également connu une évolution. Or le vieillissement de la population et l’obésité chez des patients infectés choniquement accroîtra encore l’incidence du Chc et des cirrhoses décompensées à l’instar de ce que connaisse actuellement certains pays”.

C’est sur cet état de fait qu’il juge: ”Il est urgent de renforcer la lutte contre ces virus et de se mobiliser. Et le moment est opportun pour l’organisation de ce sommet dont les retombées seront bénéfiques pour tous ceux qui travaillent pour mettre en place une approche en santé publique avec des objectifs qui seront axés sur la prévention et le traitement de ces maladies”.

Le Populaire

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