Quelles solutions contre les fausses informations diffusées sur internet?

Rfi.fr- Face à la propagation des fausses informations sur les réseaux sociaux, Facebook a décidé de lancer un programme test permettant aux internautes de signaler des contenus jugés peu fiables.REUTERS/Dado Ruvic/Illustration/File Photo

La chasse est ouverte sur internet. La chasse aux fausses informations, dont la propagation sur les réseaux sociaux est devenue un sujet phare avec la campagne présidentielle américaine.

L’un des mots les plus utilisés en 2016 sur internet est « post-vérité ». L’expression a été popularisée l’été dernier par le journal britannique The Guardian pour décrire la campagne du Brexit, où l’émotion a primé sur les faits dans le débat politico-médiatique.

Peu importe la vérité, seuls comptent les mots utilisés et les émotions qu’ils provoquent. L’utilisation de l’expression sur le net a bondi de 2 000% en un an, notamment lors de l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis qui a clairement montré qu’une nouvelle ère s’est ouverte, dans laquelle les journalistes sont décrédibilisés, peu importe le mal qu’ils se donnent pour montrer leur professionnalisme.

Des rumeurs diffusées allègrement sur les réseaux sociaux

Le problème est que les réseaux sociaux propagent les informations sans distinction de qualité ou de véracité de l’information. La rumeur et la fausse information ne datent pas d’hier, mais les réseaux sociaux amplifient le phénomène.

De plus en plus d’internautes partagent des articles sans en vérifier la teneur ou la qualité de l’auteur. On appelle cela les « bulles de consentement ». Si l’article est en accord avec ce que je pense, je le partage… parfois même sans le lire !

Grâce à une nouvelle procédure testée par Facebook, les internautes pourront désormais signaler un article jugé peu fiable. En cas de signalements multiples, Facebook saisira l’un des organismes de fact-checking – de vérification des faits – avec qui l’entreprise a passé un accord. Et si le contenu ou l’auteur est jugé douteux, un avertissement apparaitra sur l’écran de l’internaute qui s’apprête à partager l’article.

Les fact-checkeurs impuissants pendant l’élection américaine

Le problème, c’est que le fact-checking est déjà remis en cause. Car en décrédibilisant les médias traditionnels, on décrédibilise aussi leur fact-checking. « C’est une des recettes que les médias traditionnels avaient trouvé pour regagner le terrain perdu en terme de crédibilité,rappelle Daniel Schneidermann, fondateur d’Arrêt sur images, en France, un site qui se définit comme « déconstructeur des récits médiatiques ». On a vu là que tous les fact-checkeurs des médias traditionnels américains avaient été tous absolument impuissants à contrer l’élection de Trump, qui marque une défaite sévère du fact-checking. »

Voir aussi

Samsung dévoile les derniers nés de la série Galaxy A

Samsung Electronics a annoncé aujourd’hui la sortie de plusieurs smartphones de sa gamme Galaxie A …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *