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Sommet climat de Paris- La Cedeao en marche vers la Cop21

 Alors que se profile la 21ème Conférence des parties (Cop21) qui se déroulera à Paris du 30 novembre au 15 décembre, les Etats de la Cedeao, de l’Uemoa et du Cilss se mobilisent et fourbissent leurs  armes pour préparer au mieux le Sommet de Paris.

Deux rencontres à vocation sous-régionale ont été organisées en l’espace de deux jours à Dakar. D’autres événements du genre vont se tenir tout au long de  cette semaine, avec l’espoir qu’au final, les 54 Etats africains arrivent à déterminer une position commune qui leur permettra de peser vraiment lors des négociations de Paris pour arriver pour la première fois à un accord contraignant en matière de lutte contre le dérèglement climatique.  C’est tout le sens de la rencontre des négociateurs des Etats membres de la Cedeao hier à Dakar qui, selon le ministre de l’Environnement, Abdoulaye Bibi Baldé,  «va permettre aux Etats africains de finaliser leurs positions et défendre une posture commune, face aux défis liés aux changements climatiques ».

C’est pourquoi, Baldé  invite à une forte mobilisation africaine des élus locaux, de la communauté scientifique, des parlementaires  pour une appropriation efficace de la lutte contre les défis climatiques. Ainsi, pendant deux jours, les experts vont-ils échanger sur les recommandations qui permettront de réduire les émissions de gaz à effet de serre. En effet, si rien n’est fait,  avertit Abdoulaye Baldé, citant le rapport du  Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), le réchauffement climatique atteindrait, d’ici 2050, entre 3,8 et 4,7°C.

«Les températures moyennes en Afrique auront augmenté de 2 à 6°C alors que les précipitations vont diminuer de 5 à 20%», a-t-il révélé. En termes plus clairs, dit-il, à l’horizon 2020, l’Afrique de l’Ouest risque de connaître une forte instabilité des précipitations et une récurrence des calamités comme les sécheresses et les inondations entraînant ainsi une fragilisation des ressources en eau, une baisse des rendements agricoles.

Une clause de révision de l’Accord de Paris

 Selon toujours Baldé, les modèles prédisent une dégradation de 600.000 km2 de sols occasionnée par les changements climatiques et des pertes agricoles comprises entre 2 et 7% du Pib d’ici à 2050.

Par ailleurs  le ministre, déplorant l’insuffisance des Contributions nationales prévues déterminées (seuls 146 Etats ont soumis leur Cpdn), a souligné la nécessité de revoir les ambitions à la hausse afin de rester sous les 2°C.

A l’en croire, les Cpdn permettront de limiter la hausse des émissions mondiales à 56,7 milliards de tonnes de Co2 par an d’ici 2030, soit 4 milliards de tonnes, sur l’impact global des contributions. Ainsi dira-t-il, il faudra que l’Accord, qui sera signé à Paris, établisse un mécanisme qui pourrait pousser les pays développés à être plus ambitieux dans leurs engagements.

D’où  la nécessité d’inclure une clause de révision de cet accord tous les cinq ans.  Toutefois,  selon lui, l’Accord de Paris devrait être ambitieux, équitable et juridiquement contraignant et fondé sur les principes de la responsabilité commune, mais différenciée (…), pour qu’il puisse répondre aux « enjeux » de l’Afrique.

Mouhamadou BA

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