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Sortie de l’ambassadeur de France Mohammed Dionne raille l’amnésie des libéraux

Les députés de l’opposition attendaient, de pied ferme, le chef du gouvernement, sur la sortie du représentant de l’Etat Français au Sénégal. A cette question, le 3e premier ministre de Macky Sall s’est défoulé les lieutenants du président Abdoulaye Wade, leur rafraichissant la mémoire : «le gouvernement, on l’a pas entendu, quand il y a eu l’appel à l’ingérence et on ne l’entendra pas sur ce que vous qualifiez d’appel à l’ingérence.»

Le Pm Mouhamed Dionne, déjà au fait que les libéraux allaient le bombarder de questions sur l’actualité, surtout sur l’affaire Karim Wade, a bien paré ses réponses. Aida Mbodji, Lamine Thiam et Cie ont en chœur interpellé le gouvernement sur l’ingérence de la France dans nos affaires intérieures. «Le gouvernement, on ne l’a pas entendu, quand il y a eu l’appel à l’ingérence  et on ne l’entendra pas sur ce que vous qualifiez d’appel à l’ingérence», recadrera le Pm qui, se voulant plus explicite, a convoqué implicitement les appels du président Abdoulaye Wade. «Qui a sollicité les présidents Barack Obama et François Hollande sur un procès qui se déroule au Sénégalais et entre des Sénégalais ? Il est allé jusqu’à demander que des juges Français viennent se substituer aux magistrats Sénégalais», a-t-il souligné, sous une salve d’applaudissements.

Pris à leur propre malice, les libéraux, baba, ne trouvèrent mieux que de se désaltérer. Pour la gouverne des libéraux concernant la crédibilité de la justice sénégalaise, M. Dionne assénera : «nous devrions être conséquents, en faisant confiance à la justice de notre pays. Vous ne m’entendrez jamais commenter un procès, parce que je fais confiance en la justice de mon pays. Si ceux qui sont entre ses mains arrivent à prouver leur innocence, ils seront libérés. Où est le problème ? Mais, s’ils sont reconnus coupables, ils seront condamnés. Il n’y pas d’autres réalités judiciaires.»

Le ministre de l’Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo, assurant l’intérim de son pair de la justice, fera remarquer que la situation carcérale étant difficile, le gouvernement a travaillé sur deux leviers : les infrastructures et les procédures. «En effet, dira-t-il, une loi sur la carte judiciaire avait été votée récemment, ce qui permet aux concernés d’être jugés dans un délai raisonnable. Cette réforme a réduit la limitation de la détention provisoire et cette même loi a prévu une commission qui devra statuer sur les conséquences des décisions, si le détenu était libéré. Des possibilités d’indemnisation sont prévues.» Sur les infrastructures, il indiquera qu’une prison a été prévue à Sébikhotane et dans l’intérieur du pays, pour désengorger les prisons.

Ibrahima Khalil DIEME

 

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