Sorties malheureuses de Yaya Jammeh- Le mea culpa de l’opposition gambienne à  Macky

Le chef de file de l’opposition gambienne, Me Mai Ahmad Fatty, leader du Gmc a tenu un point de presse, hier. Sur les attaques de Jammeh contre Macky et la présidentielle de décembre 2016, il n’a pas manqué de lancer des griefs et des qualificatifs.

 L’avocat gambien vivant aux Usa a dressé un  sombre bilan de la gestion du dictateur gambien après plus de vingt ans de « gestion opaque, solitaire et marquée par des crimes économiques et des crimes de sang». Sur la dernière sortie du tyran gambien, attaquant le Sénégal et son Président, Me Fatty a présenté ses excuses au peuple sénégalais. Selon le leader du Gmc, « Jammeh ne sait plus quoi faire ou dire. Il ne lui reste que le dénigrement mais il ne pourra jamais mettre deux peuples frères en mal ». S’agissant de la prochaine présidentielle, il a laissé entendre que l’actuel homme fort gambien est totalement exclu du processus. « L’opposition démocratique gambienne est prête à aller aux élections à la condition que Jammeh ne soit pas candidat et que le Code électoral soit modifié ». Me Fatty se dit prêt à convaincre ses pairs  et la communauté internationale à trouver une porte de sortie honorable pour Jammeh. Il a laissé entendre que le Président  sénégalais doit jouer un rôle important sur la crise politique en Gambie et demande que la Cedeao soit saisie pour que Jammeh accepte de quitter le pouvoir.

Un exercice a priori difficile, si l’on sait que le chef de l’État gambien est en bisbilles avec ses pairs de l’espace Cedeao. Sur les libertés démocratiques, Me Fatty a dénoncé la terreur érigée en système de gestion de son pays. Évoquant la mue de la République en État islamique, l’opposant n’a pas manqué de railler son adversaire. Pour lui, Jammeh cherche le buzz pour les pays arabes afin de mieux absorber leurs financements. Ainsi, il donne rendez-vous au peuple gambien sous peu pour la mise sur pied d’une forte coalition nationale et internationale afin de « bouter le tyran hors du pouvoir ».

Pape Amadou Gaye

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