ACTUALITE

SOS pour le Lac Rose

  • Date: 14 janvier 2016

Devant la menace des promoteurs immobiliers qui sont en train de piller honteusement et impunément les dernières réserves de sable du site, il importe de s’organiser d’urgence pour une réserve naturelle communautaire au Lac Rose ou Lac Retba.
Il est temps de réagir. Entre dunes, forêts de filaos et océan, une pression foncière terrible dans les dunes et autour du lac, des motos et autres véhicules à moteur cassent le manteau végétal et effraient tous les oiseaux, chacals, singes… Aucune retombée économique sur les communautés. À long terme, on peut s’inquiéter des ressources en eau potable, gestion des déchets et des eaux usées, pression sur la forêt de filaos pour les besoins ménagers, piétinement du couvert végétal… Il faut agir pour arrêter cette pression !!! Protégeons le Lac Rose pour les générations futures. C’est pourquoi, la population voudrait prendre son avenir en main en préservant un espace en réserve naturelle. Le Lac Rose est un des trésors du Sénégal, un écosystème étonnant marqué par une évolution de la nature en perpétuel mouvement.
C’est un grand lagon peu profond, situé à quelques centaines de mètres de l’océan et entouré de dunes et de filaos. Il doit sa couleur à la présence de micro-organismes et à la forte concentration de minéraux.
Jour et nuit, il y règne une intense activité de centaines de personnes se livrant à l’extraction du sel (300 grammes dans chaque litre). Enfoncés jusqu’à la taille, les hommes arrachent les croûtes de sel déposés sur le fond et remplissent des pirogues que des femmes portent, à intervalles réguliers, sur la berge. Le sel récolté est ensuite vendu à des intermédiaires qui le commercialisent en ville.

Unique au monde

Pour les biologistes, le Lac Retba entre dans la catégorie des milieux extrêmes du fait de sa forte concentration en sel (de 80 g à 300 g/l de sel par litre). À titre de comparaison, la concentration en sel de l’eau de mer est de l’ordre de 32 g/l.
Pour les microbiologistes, le Lac Retba est un lieu magique qui recèle des espèces rares et peu étudiées, les bactéries de l’extrême. Des scientifiques ont déjà isolé de ce Lac trois nouvelles bactéries dont une des bactéries la plus résistante au sel de sa catégorie. Cet écosystème unique est pourtant gravement menacé par la surexploitation du sel marin. Si au XVe siècle, la surface du Lac était de 15 km2, elle est passée à 4 km2 en 1976 et ne cesse de diminuer depuis.
Devons nous laisser des promoteurs immobiliers dévorer le peu de sable naturel qui existe encore sur le site, après avoir complètement dénudé la région naturelle du Cap-Vert ?

Cheikh BA

—————————————————————

L’accord de la SOBAMO-TPL’autorisation accordée à la Société de bâtiment moderne et de travaux publics (SOBAMO-TP) pour l’écrêtage des dunes risque, à terme, de faire disparaître l’écosystème et le microclimat présents dans la zone de Niague. Les activités liées au tourisme ne seront pas épargnées. Les acteurs économiques de la zone ont fait bloc pour sauvegarder ce milieu naturel en péril, ils ont tenu une manifestation ce samedi.
Au rythme où vont les choses, c’est l’écosystème dans la zone du Lac Rose qui risque de disparaître. En effet, l’exploitation effrénée du sable qui sévit dans le Lac suscite de vives inquiétudes auprès des populations, des hôteliers et des différents acteurs économiques de la zone. En cause, le protocole d’accord signé entre la Direction des eaux, forêts, chasses et de la conservation des sols et la Société de bâtiment moderne et de travaux publics (Sobamo-Tp) pour l’écrêtage de dunes de sables nues (dépourvues de toute plantation ou végétation naturelle) sur le site de Niague, Lac Rose, dans le périmètre des restaurations du Lac Retba. Signé à Dakar, en février 2015, ce document est considéré comme l’élément accélérateur de la destruction du microclimat qui règne sur le Lac Rose, mais également tout l’écosystème de Niague village qui abrite le Lac Rose.Sur le site de 27 ha 57 ares 73, depuis octobre, la société Sobamo-Tp a démarré l’exploitation du sable de dune. Mais, depuis cette date, hôteliers et marchands d’art ne dorment plus à cause du ballet incessant de centaines de camions remplis de sable qui se suivent sur les pistes sablonneuses. À la minute, 20 camions transportant du sable quittent les carrières, direction Dakar, traversant le village à vive allure. Sur place, ce sont des centaines d’autres camions qui attendent d’être chargés. Le tout, sous le regard du chef du service des mines et de du responsable des eaux et forêts.

Cheikh BA

Numéros Utiles

Indicatif Sénégal (de l’étranger) :

221

Renseignements :

12 12

Horloge parlante :

15

Aéroport :

33 869 50 50 / 33 628 10 10

Sénélec (dépannage) :

33 867 31 00

Sénélec (délestage BCC) :

33 839 94 35

SDE (dépannage) :

800 11 11

Sonatel (dérangement) :

13

Hotline Orange :

41 41

Commissariat Central :

33 823 25 29 / 33 823 71 49

Gendarmerie num vert :

800 20 20

SOS MEDECINS :

33 889 15 15

SUMA ASSITANCE :

33 824 24 18 / 33 824 60 30

POMPIERS :

33 823 03 50

Centre anti poison :

818 00 15 15