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Steel Pulse au Sénégal: Tournage du clip de «Door of no return»

Les légendes vivantes, David Hinds et Selwyn Brown du mytque groupe «Steel Pulse» étaient à Djolof cette semaine. Après leur première visite, il y a de cela 8 ans, les revoilà sur la terre de la téranga, pour mettre des images sur leur titre «Door of no return», extrait de leur dernier opus «African Holocaust» dans les bags depuis 2004. C’est sous le contrôle de «Drift Wood Pictures» (une maison de production de vidéos anglaise) et le concours de notre Awadi national, qu’ils ont pu réaliser plusieurs séquences du tournage sur l’île de Gorée

Source: L’Observateur
C’est à l’embarcadère de la liaison maritime Dakar-Gorée que nous avons rencontré Didier Awadi. Habillé en jean T-shirt et baskets, le rappeur arbore son bonnet fétiche vert jaune rouge comme porte-document. Après les salamalecs d’usage et la vérification de l’information sur la présence du groupe à Gorée, nous découvrons que le rappeur revient du ministère de la Culture pour l’obtention d’un permis de tournage à la Maison des esclaves. Ah ! oui !

Le «Goréen» (par alliance, sa Maguie chérie est enfant de l’île), a montré une fois de plus son savoir-faire en relations publiques. Bref, alors qu’il ne manque pas de taquiner les journalistes et leur témérité, vos serviteurs l’ont suivi jusqu’à la Maison des esclaves. Yes ! Ils sont là ! Et bien là !. Selwyn est debout à gauche derrière les marches de la Maison, en grande discussion avec l’un des acteurs sénégalais (des lutteurs et autres videurs, engagés pour jouer des rôles d’esclaves en compagnie du fils de David Hinds).

Un matériel de haute technologie est posé entre les deux marches qui mènent à l’étage du sanctuaire. Juste devant nous, apparaît David Hinds «en chaîne et en or», qui revient d’un tour de repérage des lieux avec le producteur et l’un des réalisateurs de la vidéo, avec sa petite taille, son teint clair, et… ses dreads légendaires. Il avance lentement vers nous. Dès qu’il voit Didier, il s’exclame : «Ah ! its ok !»

Et ce dernier de répondre : «Oui tout est en ordre». Il paraît satisfait. Un petit échange de politesses et il se retourne pour vaquer à ses occupations…Le tournage du clip. L’un des Réalisateurs, Yoni, l’installe juste à «l’entrée de la Porte sans retour» où il fera un play back. A la fin de sa prestation filmée, il nous lance un grand sourire avec un «ça va» bien en anglais.

C’est que la star ne parle pas bien le français… Pour ne pas dire pas du tout quoi. Tout le monde répond en chœur : «Oui ! » L’occasion est saisie et nous formulons notre demande pour une interview qu’il va nous accorder avec une joie manifeste. C’est que David est un Rasta au vrai sens du mot. Avec tout ce que cela inclus comme humilité et bonne humeur.

Au même moment, les «esclaves» se préparent de l’autre côté de la Porte sans retour. Tout excités à l’idée d’amasser quelques livres sterling, ils chantent, dansent, tout en mettant leur «nguémbe». La maquilleuse les enduit d’huile avant que de l’eau bien fraîche leur soit aspergée pour un effet sueur impeccable.

Entassé dans la chambre destinée aux enfants esclaves avant d’être traînés dans la cour pour finir vers la Porte du non-retour, tout y est passé. Eh ! oui ! L’histoire a été retracée en images. Et c’est Karsten le producteur de Drift Wood pictures et Yoni, l’un des réalisateurs de la même société, qui ont joué les rôles de négriers. Après plusieurs heures de dur labeur, l’équipe du tournage replie bagage. Au même moment, David et Selwyn échangent avec quelques Goréens.

C’est des t-shirt offerts par-ci, quelques billets de banque par-là, avant de reprendre la chaloupe pour retouner à Dakar. Là, ce fut le moment pour l’équipe de nous expliquer que l’idée de ce clip est née d’un échange entre David et Yoni après un concert au Ghana. Après quoi la vision de la vidéo qu’ils ont eu à faire pour Bankie Banx pour son titre «Big chief», a fini de séduire la parolier. Et c’est à partir de là que la collaboration fut effective. Ainsi Karsten, Yoni et K G ont su mettre en boîte l’idée et les images voulues par le Steel Pulse sur leur titre «Door of no return».

Ceci, avec la complicité d’un caméraman « made in Djolof », qui leur a bien sûr prêté main forte pour filmer plus de 20h desquelles il devront sortir 5 minutes d’images pour le produit final du clip de «Door of no return». Et l’équipe de Drift Wood Pictures » a tenu à dire «merci à Didier et Ousmane, pour toute l’aide qu’ils leur ont apportée». Quant à la rédaction de l’Obs, nous donnons rendez-vous à nos lecteurs la semaine prochaine pour l’interview exclusive en grand format, de l’homme que l’on appelle David Hinds !


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