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Succession de Wade : La Cis trouve indécent le débat

La Cellule initiative et stratégie (Cis) du Parti démocratique sénégalais (Pds) n’apprécie pas du tout que le débat sur la succession du président Wade soit agité à l’intérieur de leur formation politique. « La Cis tient à rappeler que la question sur le dauphinat ne saurait être à l’ordre du jour d’un quelconque débat à l’intérieur du parti surtout à la veille de la prestation de serment de notre candidat Maître Abdoulaye Wade qui vient d’être si brillamment réélu à la magistrature suprême », fulmine la Cis dans un communiqué rendu public hier qui rendait compte de leurs travaux de ce vendredi.

Source : Le Matin
La Cis a tenu à rappeler que « tous ceux qui s’agitent dans le parti pour de vaines batailles de succession, que la décence aurait dû empêché de soulever en cette période, que les enjeux du moment sont ailleurs, ils résident en l’obligation que nous avons tous, de mobiliser notre parti pour une victoire éclatante aux élections législatives à venir afin de donner au président de la République l’écrasante majorité dont il a besoin pour matérialiser les ambitions qu’il a pour le Sénégal ». La question sur la succession du président Me Abdoulaye Wade, agitée actuellement au sein de la classe politique et peu après l’élection présidentielle, est par ailleurs  »prématurée », a confié, vendredi à l’APS, le président du Conseil régional de Thiès.

 »C’est prématuré, même si c’est un débat qui agite les esprits, il n’est pas posé au niveau des cadres du parti (Ndlr, PDS) », a martelé Serigne Babacar Diop qui était l’invité des petits-déjeuners de l’APS.  »Le chef de l’Etat est conscient que son rôle n’est pas de se battre pour cumuler des mandats, mais c’est de mettre le Sénégal sur les rails du développement et de la bonne gouvernance », a souligné M. Diop, par ailleurs président de la Cellule Initiatives Stratégies (CIS) du PDS. Serigne Babacar Diop, tout en soulignant qu’il ne se  »retrouve pas dans ce schéma » consistant à spéculer sur la succession du chef de l’Etat, a indiqué qu’il faut plutôt  »constituer un front autour de sa personne (Ndlr, le président Wade) pour lui permettre de déployer son énergie pour le travail qu’il s’est assigné et se consacrer entièrement sur les objectifs ciblés depuis 2000 pour qu’au terme de ces cinq ans tous les grands projets puissent être terminés  ».

Il a toutefois relevé que si  »le successeur de Wade devrait être un pur produit issu de son entourage, celui-là devrait son avènement à la crédibilité de Me Wade, à son charisme et à la confiance que lui portent les populations, comme pour dire que même après sa retraite politique il saura déteindre positivement sur son successeur dans le parti  ».  »Pratiquement, a-t-il ajouté, tous ceux qui ambitionnent de se positionner sont à égalité de chance », l’essentiel étant d’avoir des  »héritiers formés à la bonne école ». Dans tous les cas, a-t-il fait remarquer,  »un autre Abdoulaye Wade n’est plus possible, impossible à cloner parce qu’il est unique dans son genre », même s’il y a au Sénégal  »des hommes de valeurs, d’illustres inconnus qui peuvent être de bons présidents pour notre pays  ».

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