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Suite à une dispute après le match Real/Barça Belly Bocoum tue l’homonyme de son père avec un couteau

15 ans de travaux forcés, c’est la peine que risque Belly Bocoum. Il a comparu, hier, à la barre de la chambre criminelle pour le meurtre de l’homonyme de son père. Il lui avait assené un coup de couteau lors d’une bagarre après le clasico opposant le Réal de Madrid à Barcelone. Délibéré le 5 décembre prochain.

La narration des faits renseigne que le 13 juin 2012, les éléments du commissariat de Thiaroye ont été informés par les sapeurs- pompiers de la présence d’un corps sans vie dans une maison sise à Pikine. Une fois sur place, ils ont constaté le corps sans vie d’Ibrahima Bocoum, allongé au sol. C’est sur ces entrefaites que le mis en cause s’est rendu à police de Thiaroye pour avouer son crime. Il a reconnu avoir poignardé Ibrahima Bocoum avant de dire que tout est partie d’une altercation, suite au  match de football opposant l’équipe de Barcelone à celle du Réal de Madrid. A la fin du match, dit-il, le défunt l’a provoqué en l’accusant de ne pas supporter la défaite. Les nerfs étaient tendus et c’est ainsi que l’homonyme de son père lui a donné deux gifles. A l’en croire, ils se sont battus avant que les jeunes ne viennent les séparer. Par la suite, il est venu s’excuser auprès d’Ibrahima, sur conseil de sa tante. Ce dernier l’a envoyé balader. Pis, poursuit-il, la victime est revenue à la charge le soir des faits pour lui donner des coups de bâtons alors qu’il coupait des mangues. Selon lui, sans regarder, il lui a assené un coup de couteau pour se défendre.

Devant la barre de la Chambre Criminelle, Belly Bokoum a soutenu qu’il n’avait aucunement l’intention de tuer Ibrahima, encore moins avoir prémédité son acte, malgré les trois altercations. Il faut dire que le certificat de genre de mort révèle que le défunt a été poignardé à la partie thoracique et est mort suite à une hémorragie externe et interne dans la partie de la région du cœur, provoquée par une arme blanche pointue. De son côté, la mère de la victime a témoigné que l’accusé et la victime sont des cousins et qu’ils passaient tout leur temps ensemble. Elle a demandé aux juges de libérer le mis en cause, non sans demander de dommages et intérêts. Invité à faire son réquisitoire, le parquet estime qu’on semble minimiser cette affaire en en faisant une affaire de famille. Selon lui, les faits sont constants et il y a eu préméditation. Il a requis 15 ans de travaux forcés à l’encontre de l’accusé. Une peine que l’avocat de la défense a trouvée très exagérée. La robe noire a demandé la requalification des faits en coup mortel avant de demander une application bienveillante de la loi.  L’affaire a été mise en délibéré pour jugement devant être rendu le 5 décembre prochain.

Cheikh Moussa SARR

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