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Suite à sa troisiéme grossesse non désirée Juliette Diatta tue ses jumeaux à la naissance et risque 10 ans de travaux forcés

Etudiante en infirmerie et mère de 3 enfants, Juliette Diatta a comparu, mardi dernier, à la barre de la chambre criminelle de Dakar. Elle est poursuivie pour infanticide. Si en rendant sa décision, le 17 avril prochain, le tribunal suit le parquet dans son réquisitoire, elle risque 10 ans de travaux forcés.

Les faits : la mise en cause avait entretenu des rapports sexuels avec un inconnu qu’elle avait rencontré à Niarry Tally. Malheureusement, elle a attrapé une grossesse qu’elle a réussi à cacher pendant 9 mois. Elle n’a jamais fait de visites prénatales. Le jour de la délivrance, c’est-à-dire le 29 mars 2013, elle est allée dans les toilettes pour se laver avant de partir à l’hôpital. Hélas, elle a accouché des jumeaux sous la douche. A l’en croire, c’est le bébé de sexe féminin qui a été le premier à sortir.

Alors qu’elle était en train de le nettoyer, l’autre, de sexe masculin, a commencé à sortir. Selon ses déclarations, c’est après qu’elle a su que les deux bébés ne respiraient pas qu’elle les a enveloppés. Ensuite, elle les a mis dans un seau avant d’appeler son cousin Nicolas pour lui demander de l’amener à l’hôpital. Sans que ce dernier ne sache qu’elle avait accouché. Dans les locaux du district sanitaire de Ouakam, elle a présenté aux sages-femmes le seau contenant les deux corps sans vie des jumeaux. Ces dernières, soupçonnant un cas d’infanticide, ont informé le médecin-chef qui, informera à son tour, informa les éléments de la brigade dudit quartier. Un transport sur les lieux a permis d’entendre la vérité des faits de l’accusée. Cette dernière a nié tout cas d’infanticide, arguant que les bébés étaient des morts nés.

A la barre de la chambre criminelle de Dakar, elle est restée constante dans ses déclarations. Mieux, elle a soutenu qu’elle a toujours rêvé gardé ses enfants. Sur une question de savoir pourquoi elle n’a jamais fait de visites prénatales, elle a rétorqué que c’est parce qu’elle ne voulait que son entourage soit au courant de son état. Elle avait peur d’être rejetée par ses parents du fait qu’elle venait de divorcer. Invité à faire son réquisitoire, le maitre des poursuites a d’emblée soutenu que l’accusée est une femme d’âge mûr, qui savait à quoi s’en tenir. Par ailleurs, le parquetier indique que l’un des bébés a été cogné contre un objet qui a été dur. C’est ce qui a provoqué d’ailleurs sa mort. Suffisant pour lui de dire que les faits qui sont reprochés à la mise en cause sont établis. Ainsi a-t-il requis 10 ans de travaux forcés à son encontre. « En l’absence de l’autopsie, il est difficile de se baser sur les faits pour déterminer la cause de la mort de l’enfant. La fracture aussi peut être due à la naissance », a plaidé l’avocat de la défense. Poursuivant, la robe noire a soutenu que sa cliente a toujours voulu garder son bébé. Donc, en aucun moment, elle a pensé attenter à la vie de ces derniers. Sur ce, l’avocat a demandé l’acquittement. Toutefois, l’accusée doit prendre son mal en patience jusqu’au 17 avril prochain, jour du délibéré.

Cheikh Moussa SARR

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