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Revivez les temps forts du « Business breakfast » de l’IATA

L’Initiative Africaine des Technologies Avancées -IATA-, dont Mbagnick Diop en est le président, en partenariat avec le Meds,  a planché ce  jeudi 30 août,  sur les opportunités du numérique. L’hôtel Radisson blu a accueilli cet important séminaire autour d’un Business breakfast. 

12h 17: Mot de clôture du président de l’Iata, Mbagnick Diop

M. Mbagnick Diop a conclu cette demi-journée d’études en revenant largement sur l’importance des TIC. Il a rappelé que l’Iata est une plateforme panafricaine qui regroupe 7 pays. Il a souligné qu’un nouvel  élan sera mis en place à l’Iata pour en faire un centre de réflexion stratégique.  « Nous allons créer un noyau dur et travailler sur les programmes et perspectives », a-t-il annoncé. « Ce qui manque aux jeunes, c’est  le Networking et le réseautage. « Nous allons les récupérer pour les former », a-t-il promis.

12h 00:  Fin des échanges

10h 49: Intervention d’Amadou Ly Bocoum: Vice-président du Meds

Selon Amadou Ly Bocoum, il  y a  une cacophonie au sein de l’Etat dans la gestion du numérique, car, dit-il,  chaque démembrement veut gérer sa propre politique numérique. « Il n’y a pas d’harmonie et de synergie entre les différentes structures de l’Etat », déplore-t-il. Ainsi suggère-t-il, ‘la centralisation de toute l’administration digitale du Sénégal pour une cohérence et optimisation du numérique au niveau national ». « Le rapport entre l’investissement et la rentabilité ne répond pas », constate-t-il.

10h37 : Débats, échanges, contributions…

10h 26: Intervention de Zakaria Diallo, Conseiller du président Macky Sall chargé des Tic

Zakaria  Diallo,  conseiller du président sur le Tic et président de la commission Tic de l’Iata, invite le secteur privé à pousser l’Etat à adopter une forte volonté politique numérique. Mieux, il plaide pour une loi sur la république numérique. Au motif, dit-il, que l’on ne peut pas se développer sans le numérique.  Il suggère également la mise en place d’un gros ministère de l’économie numérique

09h 48: Intervention de M. Baidy SY, nouveau Secrétaire général G de l’IATA

Baidy Sy, nouveau secrétaire général de l’Iata,  fait une présentation sur « L’Afrique subsaharienne à l’ère de la transformation numérique ».  Professeur au Cesag, Sy,  qui a acquis plusieurs années d’expériences professionnelles internationales dans le domaine du management des systèmes d’information et de la cybersécurité, est l’auteur du livre « En route vers l’émergence, le Sénégal face au défi de la cybersécurité ».

Dans sa présentation, il souligne que notre économie est de plus en plus digitalisée. Baidy Sy, conscient qu’il n’y a pas de transformation numérique sans réelle stratégie de sécurité, apporte donc la lumière à ce sujet. D’autant que, dit-il,  le numérique, qui constitue un secteur économique à part entière, dans sa dimension transversale.

Cependant, prévient-il, le numérique est aussi un nid d’opportunités pour des individus et groupes malveillants. D’où le risque de se tourner vers le cyber terrorisme.

Baidy Sy se félicite, par ailleurs, de la décision de l’Etat du Sénégal de se doter d’une stratégie «Sénégal numérique 2025» et d’une agence nationale de cybersécurité. Pour lui, Il lui semble impérieux de porter les questions de cybersécurité au cœur des priorités du Sénégal,

Ainsi, a-t-il formulé quelques recommandations basées sur les meilleures pratiques de cybersécurité. Il s’agit d’un programme d’urgence sur l’économie numérique.

Par ailleurs, il  a indiqué que le Sénégal est en avance sur le plan de l’économie numérique avec un taux de pénétration de plus 50%.

09h 30 -M. Mbagnick Diop, président de IATA prononce son discours (Intégral)

C’est avec une immense joie que je vous accueille ce matin à l’occasion de ce business Breakfast, au nom de tous les membres de l’Initiative Africaine des Technologies Avancées – IATA

Comme nous l’avons annoncé lors du lancement de notre organisation le 20 Avril 2017, IATA se veut un creuset de rencontres franches et d’échanges entre les acteurs du secteur des TIC pour une meilleure promotion et vulgarisation au sein des entreprises mais aussi des populations de l’utilisation des TIC.

Je vous remercie tous vivement d’avoir fait le déplacement et pris la peine de répondre positivement à notre invitation en assistant à cette rencontre importante ; rencontre qui va nous permettre d’échanger et de poser les jalons d’un plan d’actions.

La transformation numérique est une priorité numérique stratégique pour le Sénégal et, le plan Sénégal numérique 2016-2025 en est très bien l’illustration la plus parfaite.

En effet, les TIC sont un outil essentiel du développement d’un pays. Si elles sont utilisées à bon escient, elles peuvent donner toute la mesure de leur immense potentiel au service du développement économique et social. Toutefois, elles ne constituent pas une fin en soi, elles doivent être considérées comme un moyen, un outil pour concourir justement à la réalisation des objectifs fixés dans le plan Sénégal numérique 2016-2025, qui tourne principalement autour de la réduction de la fracture numérique.

Au Sénégal, nous avons la chance d’avoir de grandes entreprises dans le sous-secteur des télécommunications et qui ont fait d’excellentes réalisations technologiques. En effet, le Sénégal a un réseau qui est numérisé à 100% et touche tous les centres de commutation, les artères de communication et le réseau international. Notre pays est en liaison avec plus de 50 pays du monde entier et est bien intégré au réseau mondial des câbles sous-marin de fibre optique.

Cependant, cette description optimiste, ne profite pas encore au sous-secteur des TIC, au sein duquel des entreprises compétissent pour un marché dynamique.

C’est pourquoi les entreprises sénégalaises et sous régionales doivent se mobiliser. Il existe un différentiel de compétitivité et d’innovation avec les acteurs internationaux dominants qui ont su profiter du potentiel d’internationalisation du numérique. Le décalage prend de plus en plus d’importance au fur et à mesure que le numérique pénètre le quotidien des usagers et acquiert une dimension transversale. Et cette situation se traduit par le bouleversement de nombreuses règles dans le domaine de la régulation des télécommunications, du droit de la concurrence, de la fiscalité, de la politique d’aménagement du territoire, de l’éducation, des politiques de santé, etc…

Pour développer le numérique au Sénégal et en Afrique, il est impératif d’avoir une vision d’ensemble, car le numérique touche aussi bien l’écosystème que le grand public. La phase actuelle de transformation numérique implique que nous passons d’une économie de vente, de distribution classique, de relation client à une économie de plateformes.

Cette économie nouvelle est un enjeu de développement. Elle crée un cercle fructueux de croissance grâce à la chaine des valeurs des Nouvelles Technologies de Management, d’échanges commerciaux, de l’Information et de la Communication.

IATA est une Organisation Professionnelle Patronale Jeune, riche en ressources humaines, africaines, ambitieuses dont la marque unitaire et identitaire est l’esprit d’innovation et d’anticipation. Sa vocation légitime est de promouvoir les intérêts de ses membres, des acteurs du secteurproducteurs de biens et services et créateurs d’emplois.

Comme vous le savez, chers amis et invités, les fondamentaux de la performance et de la compétitivité par les nouveaux modèles d’organisation et d’actions sont dans le Numérique.

Un constat !

Google et Amazon ne fonctionnent pas seuls par l’unique puissance du marché. C’est l’action concertée entre décideurs publics américains et acteurs privés qui a permis la naissance d’une puissance économique mondiale qui irrigue notre quotidien et transforme les modèles économiques et juridiques.

Sur cette analyse, que nous voulons placer l’action de l’IATA.En effet, notre organisation, qui se veut un cadre d’échanges et de dialogue franc entre les décideurs publics et les acteurs des TIC, ambitionne de positionner nos entreprises aussi bien sur le plan national qu’international afin de les rendre plus compétitives et qu’elles puissent soutenir la concurrence mondiale.

Mais cette ambition ne peut se réaliser que si, les décideurs publics comprennent les besoins, attentes et demandes de l’écosystème des TIC.

Cette dynamique de concertation et de dialogue constitue un véritable «eldorado» pour nos entreprises. En effet, le monde est fort de près de trois milliards d’utilisateurs et de consommateurs qui, par leur niveau d’éducation et le temps qu’ils consacrent à l’usage numérique, alimentent et enrichissent les technologies des entreprises. Les briques sont donc là. Nous disposons des usagers et les technologies sont à notre portée. La réussite des grandes entreprises traditionnelles dans ce domaine montre que les managers compétents existent. C’est pourquoi, il me semble impérieux de préserver notre souveraineté numérique en aidant les acteurs locaux à se développer.

La transformation doit être pour le Sénégal et pour le continent africain et en premier la sous-région, une priorité stratégique régionale, qu’il est indispensable de soutenir et d’accélérer.  C’est ce que l’IATA entend faire avec ses membres. Nous pensons qu’il est illusoire et  économiquement dévastateur de lutter  contre le progrès technologique qu’il faut au contraire l’accueillir dans le cadre d’une vision partagée avec les acteurs. C’est pourquoi, nous pensons que le Sénégal doit avoir une ambition industrielle pour faire du numérique un levier de croissance durable. En cela, lorsque nous voulons parcourir le plan Sénégal numérique 2016-2025, nous avons été interpellés par la nature fiscale que ce plan ambitionne pour le numérique qui, à notre avis,  doit être rediscuté à l’aune de la compétitivité d’acteurs émergents. L’économie numérique est en pleine construction, il est essentiel de tenir compte de la nécessaire conciliation entre le potentiel économique et la position internationale du Sénégal.

Pour terminer, IATA a réussi sur 1 an d’existence à se positionner comme une association professionnelle incontournable.

A cet effet même je vous informe de la nomination de M. Baidy SY comme nouveau Secrétaire Général de l’IATA.

Dans la même dynamique nous avons intégré depuis bientôt un (1) an l’IUT à Genève comme membre associé.

Nous avons signé une convention de partenariat avec le réseau LEXING qui est le plus grand réseau au monde d’avocats et juristes spécialisés dans ce secteur.

Nous allons signer prochainement une convention avec Smart Africa basé à KIGALI.

Aussi IATA va intégrer le haut conseil numérique que l’Etat du Sénégal compte mettre en place prochainement entre autres actions que l’IATA compte déployer.

Nous y reviendrons tout à l’heure dans les communications.

Ce programme loin d’être exhaustif sera discuté et complété entre les membres du bureau et du Conseil d’administration avec vos contributions, suggestions et orientations, en bonne intelligence.

Avant de conclure, je voudrai vous réitérer, toute l’équipe de l’IATA : bureau Exécutif, conseil d’administration et membres, ma confiance et mon estime à chacun d’entre vous.

IATA est votre outil, votre instrument, elle sera ce que vous en ferez.

Ce secteur a besoin de compter sur une organisation professionnelle forte, innovante, flexible et ouverte à tous les acteurs du secteur sans discrimination avec un positionnement vers l’international.

Moi je suis convaincu qu’on fera de l’IATA une réussite éclatante au bénéfice des membres et des acteurs des TIC au Sénégal et en Afrique de l’Ouest.

L’enseignement de Voltaire nous galvanise : « une Société qui gagne n’est pas seulement fondée sur la vertu. Elle est plutôt fondée sur l’ambition de chacun qui contient l’ambition des autres dans le partage et la convergence »

Cette sagesse nourrit IATA.

Vive IATA et merci de votre aimable et active attention !

09h 05 mn: Début de la cérémonie

08h00 – 09h 00: Accueil et Mise en Place des invités

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