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SUPER GO Ces sénégalais trop forts…

Il y a quelques jours, Baïla Wane soldait ses comptes avec le nouveau Directeur général de la Lonase, Amadou Samba Kane. Ce dernier  l’avait accusé dans une récente sortie d’être responsable des condamnations de la Lonase, mais surtout d’avoir enrichi son propre frère en lui faisant frauduleusement gagner des marchés. Sans appel d’offres. Cependant, au lieu de répondre à ces graves accusations de façon nette et claire, l’ancien Dg a zappé sur les faits pour se contenter de nous peindre son accusateur. Voilà ce qu’il dit en gros de d’Amadou Samba Kane, son remplaçant : « Vous savez, pour les cas pathologiques comme le sien, la vie ne peut plus se concevoir sans la détention de signes extérieurs. Le poste de Directeur général, il le veut à perpétuité. Sa dérive l’éloigne du bon sens, voire à ne plus faire preuve de la lucidité la plus élémentaire. C’est une lapalissade de dire avant ma venue, c’est Baila Wane qui avait signé les contrats. Bien sûr, je n’étais pas un Dg aux petits souliers. J’ai aussi signé pour l’informatisation de la Lonase, réalisé le siège, même s’il s’époumone à vouloir l’inaugurer, alors qu’il n’a eu ni l’idée ni la conception, au point d’exposer les travailleurs des jours durant, sans eau, ni climatisation, ni groupe électrogène. »
Dont acte. Et on passe à autre chose, pour Baila. À Lamine Diouf, par exemple, l’ancien Dg de l’Ipres en 2001, qui a fui impunément le pays depuis lors. Dans les années 2000, il y avait à l’Ipres un nabab de ce nom comme Directeur général. Il ne se refusait aucune fantaisie sur les deniers de l’entreprise. Il faisait sans doute partie des personnes qui ont le plus profité de leurs positions. Tant les avantages en nature et en espèces qu’il s’était octroyés étaient mirobolants. Le président de la Cour des comptes souligne que « la signature confidentielle et sans la saisine du Conseil d’administration, le 15 janvier 2000, d’un deuxième avenant au contrat de travail du Directeur général (après celui du 3 avril 1995 qui portait son salaire de 1 200 000 à 1 670 287 F) en faisait un roitelet. Avec un nouvel avenant, il avait même réussi à doubler son salaire de Directeur général (son traitement net mensuel après impôt est passé de 1 670 287 à 3 500 000 F Cfa), avant de se de créer une indemnité de logement allant jusqu’à 1 000 000 F Cfa par mois, et en se faisant prendre en charge par l’Ipres, la totalité de ses soins médicaux, y compris en cas de traitement à l’étranger, pour lui-même et sa famille ainsi que les salaires de son personnel domestique pour un forfait mensuel de 200 000 F Cfa.
Ils ne sont pas forts ces deux là ? Assurément. Mais attendez les prochains numéros de Rewmi Quotidien pour voir qu’il y a encore plus fort.

Cébé

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