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UN SYNDICAT DÉPLORE LA FORTE CONCENTRATION DES MÉDECINS À DAKAR

 (APS) – Le Syndicat autonome des médecins du Sénégal (SAMES) a déploré samedi le « déficit général » de médecins spécialisés et leur inégale répartition sur le territoire national.
Le Sénégal compte quelque 800 médecins spécialisés, dont 68,5% exercent leur profession à Dakar, la capitale, a signalé le comité exécutif du SAMES dans un document dont l’APS a obtenu une copie.
Réunis samedi à Saly-Portudal, les membres de la direction de ce syndicat ont déploré le « déficit général » de médecins qui, selon eux, affecte toutes les spécialités médicales.
Selon le SAMES, 78% des 37 médecins spécialistes de l’ORL au Sénégal sont en activité à Dakar.
Le syndicat signale aussi qu’environ un médecin en ORL est formé au Sénégal par an, les autres étudiants en spécialisation dans cette discipline, dans les universités sénégalaises, étant des ressortissants d’autres pays.
A Saly-Portudal, les médecins affiliés au SAMES discutaient de « la gestion des ressources humaines dans le secteur de la santé » et de « la problématique de la formation des médecins ».
« Nous avons constaté que (…) en dehors de Dakar, aucune région du Sénégal ne répond aux normes du Programme national de développement sanitaire et de l’Organisation mondiale de la santé », a relevé Boly Diop, le secrétaire général de ce syndicat.
Il a qualifié de « désert médical » le niveau de représentation de certaines disciplines médicales en dehors de la région de Dakar, en ce qui concerne l’effectif des spécialistes.
Il s’agit surtout de la neurochirurgie, de la psychiatrie et de la chirurgie pédiatrique, dont les spécialistes sont presque tous en activité à Dakar, selon le docteur Diop.
Le déficit de médecins est plus criant à Kédougou (sud-est), Tambacounda (est) et Sédhiou, une région qui compte seulement trois médecins spécialisés pour 500 mille habitants, selon le secrétaire général du SAMES.
Le déséquilibre affecte aussi la formation, car 1.137 des 1.785 étudiants en phase de spécialisation au Sénégal – soit 63,6% – viennent d’autres pays.
« Si nous voulons faire une couverture médicale universelle, ce que veulent les autorités, il nous faut avoir une ressource humaine en nombre suffisant et de qualité », a soutenu Boly Diop.

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