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Syrie: pas d’accord au Conseil de sécurité, les violences se poursuivent

Le Conseil de sécurité s’est réuni jeudi sans parvenir à un résultat concret sur la question d’une trêve humanitaire d’un mois en Syrie, réclamé par les représentants des différentes agences de l’ONU basées à Damas.

Cette réunion du Conseil de sécurité est intervenue avec la recrudescence des combats dans plusieurs régions syriennes, faisant des centaines morts parmi les civils et les combattants ces derniers jours.

D’abord dans le fief rebelle de la Ghouta orientale, à l’est de Damas, où près de 220 civils ont été tués et des centaines blessés dans les raids aériens intensifs menés depuis lundi par l’armée de l’air syrienne. Pour la seule journée de jeudi, 58 civils ont péri, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

L’ONG ajoute que l’aviation du régime poursuivait ses frappes sur plusieurs localités de cette vaste région assiégée, où vivent encore 400 000 personnes, qui manquent de tout.

Dans le même temps, les rebelles poursuivent leurs tirs de roquettes et d’obus contre Damas, faisant, depuis le début de la semaine, huit morts et des dizaines de blessés.

Raids meurtriers de la coalition

Plus à l’est, dans la province orientale de Deir Ezzor, une centaine de combattants pro-gouvernementaux ont été tués dans des raids menés par la coalition internationale conduite par Washington. Selon la coalition, il s’agissait de frappes effectuées en état de « légitime défense » après une attaque des troupes pro-régime contre les Forces démocratiques syriennes, soutenues par les Etats-Unis.

Damas a qualifié ces raids de « crime de guerre », et a précisé que ces forces combattaient les jihadistes de l’Etat islamique à Deir Ezzor.

Les combattants visés par les avions de la coalition appartiennent en majorité à la grande tribu sunnite des Bakara, qui a juré, dans un communiqué, de venger ses fils.

ANALYSE
L’objectif de la Russie reste d’aider le régime syrien à reprendre l’essentiel du territoire, par la force, et l’instrument diplomatique est utilisé dans cette perspective, pas pour rétablir la paix.
Thomas PierretChercheur 09/02/2018 – par Nicolas Falez

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