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Système électoral sénégalais : Le Ps met le doigt sur les failles

« En dépit des légitimes espoirs d’un progrès irréversible de notre système électoral qu’avaient suscités le déroulement autant que le dénouement de l’élection présidentielle de 2000 et malgré la mise en place de la Commission électorale nationale autonome (CENA), la sincérité, la transparence et la régularité du processus électoral restent encore une exigence pour la démocratie sénégalaise », souligne le Bureau du Parti socialiste dans une déclaration consacrée aux questions électorales.

Source : Sudonline
Le parti socialiste dans une déclaration sur « les questions électorales » datée du 16 janvier, soutient que les problèmes notés au niveau du fonctionnement de notre système électoral, est de la responsabilité du régime du Président Wade. Il pense que la cause de ce recul démocratique est imputable, bien entendu, au régime d’Abdoulaye Wade qui, « avec son bras séculier, le Ministère de l’intérieur a exécuté, lors de la dernière élection présidentielle, une stratégie de fraude élaborée et planifiée depuis la Présidence de la République et dont l’objectif était la conservation à tout prix du pouvoir, par le dévoiement du vote des citoyens au mépris de la volonté populaire de changement ».

Les camarades de Ousmane Tanor Dieng soutiennent que « de bout en bout du processus électoral, les décisions et les pratiques du Ministre de l’intérieur n’ont été inspirées que par une stratégie de conservation du pouvoir ». Et pour s’en convaincre relever, selon eux, quelques unes des irrégularités mentionnées dans le rapport général de la CENA : « la violation du principe d’égalité des citoyens au moment de l’inscription sur les listes électorales, une impossibilité de localisation et d’identification des électeurs à cause du caractère national de l’inscription, l’absence de fiabilité du fichier électoral due aux inscriptions multiples et aux manipulations dont il a fait l’objet après la clôture des inscriptions, la rétention volontaire des cartes d’une grande partie des électeurs en vue de leur utilisation frauduleuse ». Tout comme « l’absence d’authentification du vote des électeurs à cause de la « mauvaise qualité de l’encre indélébile », les lacunes et autres dysfonctionnements notoires constatés dans l’organisation du scrutin auxquels s’ajoutent les discordances entre les différents chiffres du fichier électoral et l’absence de transparence dans la production et la distribution des cartes d’électeurs »

Pour le Parti socialiste, « toutes ces irrégularités et tous ces dysfonctionnements ne doivent pas être pris et évalués isolément, comme semble le faire la CENA dans son rapport. Ils sont en interrelations et constituent, chacun, un maillon d’une chaîne de fraudes destinées à faire réélire dès le premier tour le candidat du Ministre de l’Intérieur, Abdoulaye Wade » Il invite alors la CENA à admettre que « ses fautes par omission et passivité (volontaires ou fortuites) ont couvert la stratégie de fraude du Ministère de l’Intérieur ; elle doit, par conséquent, assumer sa responsabilité dans le détournement du suffrage des citoyens et démissionner si elle n’est pas capable de remplir correctement sa mission, soit à cause de ses propres limites, soit à cause des obstacles que le pouvoir d’Abdoulaye Wade dresse devant elle ».

Par ailleurs, le Parti socialiste estime qu’il y a lieu de modifier la loi électorale en vue d’y insérer explicitement de nouvelles causes de nullité, même partielle, du vote. C’est pourquoi il invite toute la classe politique et la société civile à engager le combat afin d’obliger Abdoulaye Wade à « transformer en lois et règlements les recommandations de la CENA, ainsi que s’y était engagé et l’avait fait le Président Abdou DIOUF, en 1998, à propos des recommandations de l’ONEL ».

En effet, c’est autour de ces questions et sans occulter la revendication d’une structure indépendante chargée de l’organisation des élections, que le Parti socialiste invite l’ensemble de la classe politique, la société civile et les militants de la démocratie à « engager le combat afin qu’ensemble nous puissions, avant les prochaines élections locales, conférer à notre système démocratique les attributs fondamentaux des grandes démocraties ».


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