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Le Sytjust se radicalise  

Les travailleurs de la justice ne comptent pas céder. Face à la presse, hier, le Bureau national du syndicat des travailleurs de la justice est résolu à défendre mordicus leurs droits. Ils dénoncent la non satisfaction de leurs doléances par le gouvernement. Ainsi, sont-ils en grève illimitée.

Le Bureau national du syndicat des travailleurs de la justice a fait face à la presse, hier, pour réitérer son engagement à faire face au gouvernement jusqu’à satisfaction de ses doléances. El Hadji Ayé Boun Malick Diop, leur secrétaire général a annoncé qu’ils sont en mouvement de grève de 48 heures renouvelable. « Ce qui veut dire que nous sommes toujours dans une logique de mener une grève illimitée parce que nous avons la latitude et la possibilité de reconduire de manière indéfinie le mot d’ordre jusqu’à avoir satisfaction de ce que nous réclamons. Evidemment le gouvernement a choisi la confrontation comme mode de règlement de cette crise qui était en gestation », a-t-il déclaré. Avant de poursuivre : « en effet, il n’a pas su mettre à profit le délai d’un mois consacré par le préavis. En lieu et place, on nous a servi dilatoire. Vous n’ignorez pas qu’on a été convoqué par le garde des sceaux à une réunion. Cette rencontre n’a abouti à rien. Pis, ça été une situation qui lui a permis d’enfoncer le revirement. Lors de cette réunion, il nous a informés de l’intention d’ajouter quelques dispositions contraires à nos intérêts qui n’ont pas fait l’objet de discussion dans les décrets qui ont été adoptés le 25 juillet et qui doit porter des réformes fondamentales dans nos plans de carrière et dans nos statuts ». A l’en croire, au lieu de mettre à profit cette possibilité que leur offrait le préavis, le gouvernement leur a servi un dilatoire. « Ils ont décidé d’endiguer notre mouvement de grève par le déploiement de gendarmes, d’agents de l’administration pénitentiaire pour se substituer aux travailleurs de la justice qui ne font qu’exercer un droit que la constitution leur consacre.

 « Ils vont subir un échec puissant… »

Mais d’ores et déjà, nous disons qu’ils vont subir un échec puissant parce que l’expérience nous en donne la preuve. Effectivement dans le passé d’autres ont essayé sous le conseil des mêmes personnes mais ils ont échoué », a-t-il soutenu. Pour étayer ses propos, il a renseigné que certains sénégalais courent toujours derrière des décisions qui ont été rendues à l’occasion de ces grèves. Il y’a des sénégalais, selon lui, dont la détention a été fortement pour la simple raison qu’il y’a eu des substitutions de greffiers ou de travailleurs de la justice en grève. « Nous insistons pour dire que cette substitution inadéquate fera des victimes parmi les usagers du service public de la justice. Nous avons un ministre de la justice qui ne comprend même pas le rôle des travailleurs de la justice dans l’offre du service public de la justice et c’est regrettable. C’est ce qui explique son comportement. Pourtant, la solution à nos problèmes avait été trouvée. Et cette solution c’était la mise en œuvre de la volonté politique fortement exprimée par le Président de la République lors de la rencontre qu’il nous a accordé le 5 avril 2018. Macky Sall s’était engagé à régler nos doléances. Il y’a eu des débuts d’exécution qui ont été interrompus par le garde des sceaux », a-t-il regretté. Avant de finir : « il y a eu une inscription d’un montant de 5 milliards 597 millions FCFA à la rubrique des dépenses de personnel du budget du ministère de la Justice, qui a fait l’objet d’une Loi de finances rectificatives (LFR) du 29 juin 2018. Jusqu’à ce jour, ces dispositions du budget de la LFR n’ont pas été exécutées à notre bénéfice. Donc, jusqu’à présent, l’argent prévu n’a pas été dépensé pour sa destination que la loi a fixée et votée par l’Assemblée nationale ».

Cheikh Moussa SARR        

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