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Tabagisme chez les adultes 500 000 nouveaux fumeurs enregistrés au Sénégal en 2015

Le Sénégal qui dispose d’une des lois antitabac les plus complètes d’Afrique n’en souffre pas moins de la montée du tabagisme chez sa population jeune. Ce qui fait qu’il est toujours confronté au fléau du tabagisme. Ainsi révèle une étude mondiale sur le tabagisme présentée, hier, par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), en 2015, environ 500 000 adultes au Sénégal, soit 60%, ont été signalés comme consommateurs actuels de tabac.

L’enquête mondiale sur le tabagisme chez les adultes présentée, hier, par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), a révélé qu’en 2015, environ 500 000 adultes au Sénégal, soit 60%, ont été signalés comme consommateurs actuels de tabac. Même si le Sénégal dispose d’une des lois antitabac les plus complètes en Afrique, la consommation de ce produit nuisible à la santé continue donc de faire des ravages. Ce qui suscite la réaction de la société civile.

D’après le professeur Abdoul Aziz Kassé, chirurgien, cancérologue et président de l’association «Prévenir» pour la lutte contre le cancer, «il faut que la loi soit pleinement mise en œuvre et permette de protéger la santé et la vie des citoyens au Sénégal pour empêcher les jeunes de commencer à fumer et encourager les utilisateurs actuels de tabac à arrêter de fumer».

Pour sa part, le Directeur général de l’Ansd, Aboubacar Sédikh  Bèye, a souligné: «L’enquête mondiale sur le tabagisme chez les adultes aide à renforcer les capacités des pays à concevoir, mettre en œuvre et contrôler des programmes et politiques de lutte anti-tabac. Elle permettra également au Sénégal de remplir ses obligations relatives à la Convention Cadre de l’Oms (Organisation mondiale de la santé) pour la lutte antitabac ratifiée par le pays en 2005. L’enquête vise à générer des données comparables au sein du pays et entre les pays».

La marque de cigarette la plus courante au Sénégal taxée seulement à 40,3%

Il a ajouté que «l’enquête a révélé qu’en 2015  plus de la moitié des fumeurs au Sénégal ont décidé d’arrêter au  moins une fois au cours des derniers mois, mais parmi eux, plus de 4 sur 5 l’ont fait sans aide. En outre, environ 5 fumeurs sur 10 ont déclaré qu’un professionnel de la santé leur avait conseillé d’arrêter de fumer au cours des 12 derniers mois».

De son côté, le Professeur Awa Marie Colle Seck, ministre de la Santé et de l’Action sociale, a révélé que «le moyen le plus efficace pour dissuader les consommateurs de commencer à fumer et d’encourager les prix du tabac par des augmentations des taxes sur les produits du tabac. Car, la marque de cigarette la plus courante au Sénégal est taxée à 40,3%, ce qui est en deçà des niveaux d’imposition recommandés».

«Nous nous efforcerons dans l’application et l’adoption des textes réglementaires relatifs à la mise en place d’espaces publics à 100% non-fumeurs couvrant toutes les catégories de lieux publics et lieux de travail afin de protéger pleinement la population contre l’exposition à ce produit chimique. Mais également d’apporter notre aide à ceux qui veulent renoncer au tabac et assurer l’absence de récidive par l’accompagnement, services et conseils au sevrage», a renseigné le ministre.

Et pour ce faire, a-t-elle dit: «Il faudra sanctionner pour faire respecter l’interdiction de la publicité en faveur du tabac, de la promotion et du parrainage, tout en augmentant les textes sur le tabac et diminuer l’accessibilité aux produits du tabac».

Le Populaire

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