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Tabaski 2017- Vers une probable pénurie de moutons à Dakar

A moins de deux semaines de l’Aid El Kébir communément appelé Tabaski, les moutons ne sont pas encore nombreux à Dakar. C’est du moins le constat au niveau de certains points de vente. Des vendeurs de bétail font état d’une probable pénurie de moutons cette année.

Il ne reste que deux semaines d’ici la fête de la Tabaski encore appelée «fête du mouton». Pourtant les moutons se font rares à Dakar. C’est du moins le constat au niveau de la plupart des points de vente visités. Selon les vendeurs implantés sur le rond-point Case bi de Cambéréne, il est fort probable qu’on assiste, cette année à une pénurie de mouton. «La fête de la tabaski sera célébrée à partir du premier septembre d’après le calendrier et jusqu’à présent les moutons ne sont pas nombreux, alors qu’à une telle période ces lieux étaient  remplis de bétail. Je suis allé à deux fois au Mali sans avoir de moutons. Alors qu’à pareil moment, mon berger était rempli de bétail », a fait savoir Bachir Dia, vendeur de moutons.

Dame Faye, âgé à peu près de 32 ans, et vendeur de mouton au rond-point case depuis 4 ans abonde dans le même sens. «Je ne crois pas que les moutons soient suffisants cette  année. C’est pourquoi les prix ont  montés. Nos prix varient de 70 mille à 1 millions francs CFA», a-t-il laissé entendre.

Autre endroit : A Ouest Foire, c’est le même constat. Les vendeurs rencontrés soutiennent, eux aussi, que les moutons ne sont pas nombreux cette année par rapport à l’an passé à la même période. C’est pour cette raison d’ailleurs que les prix ont flambés. «Il n’y a pas beaucoup de moutons à Dakar. Par conséquence le bétail est devenu très cher. Même avec 60.000 francs c’est difficile de trouver un bon bélier», a laissé entendre Abdallah, vendeur venu des Daara Djolof.  Au niveau des points de vente éparpillés un peu partout à travers les artères de Dakar, à l’image des deux voies de Liberté 6, les moutons arrivent à compte-goutte.

A cette période de l’année dernière, les principaux points de vente de Dakar étaient bien alimentés en moutons contrairement à l’année dernière où les béliers se voient par petits groupes. C’est le cas, à Liberté 6 et le terminus de Liberté 5.

Cette situation inquiète déjà des ‘’goorgoorlou’’ de la capitale qui craignent une flambée des prix. D’après quelques informations recoupées auprès des vendeurs déjà installés, le prix varie entre 100 et 300 mille francs CFA pour les «Peulh-Peulh» (moutons simples). Mais, il faudra débourser 1 à 2 millions 500 mille francs CFA si vous désirer avoir des moutons de race Ladoumes, Toubabaires,…

Toutefois, le Ministre de l’élevage, de son coté, essaie de jouer le rôle d’assureur. « Chaque sénégalais aura son mouton à la hauteur de sa bourse », tels sont les propos tenus par Aminata Mbengue Ndiaye. En visite en Mauritanie, le ministre de l’élevage a par ailleurs beaucoup insisté  sur les conditions de transport des bétails.

«Nous avons des entrées de moutons à partir de la poste de Kidira et Saint-Louis qui dépassent largement ce qu’on avait prévu l’année dernière à la même période. Et cela montre que nous sommes sur la bonne voie par rapport à notre objectif qui est de permettre à chaque sénégalais d’avoir un mouton par rapport à sa bourse », a fait savoir Aminata Mbengue Ndiaye.

Toutefois, le ministre de l’élevage  n’a pas manqué d’évoquer les mauvaises conditions de transport des moutons. Ainsi, elle invite les pays qui approvisionnent le Sénégal en mouton de faire des efforts afin d’avoir des camions qui puissent permettre le bien-être des animaux.

Khady Thiam COLY

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