31 octobre, 2014
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Tabassé pour avoir refusé de violer une règle de la circulation

Tabassé pour avoir refusé de violer une règle de la circulation

Mor Talla Bâ n’oubliera pas de sitôt le sale quart d’heure que lui ont fait passer A.L. Dias et P. Tavarez. L’opérateur économique, dont le seul tort a été de marquer une pause devant un panneau « Cédez le passage », a été pris à parti par des occupants impatients du véhicule qui roulait derrière lui.
C’est un certificat médical avec incapacité temporaire de 15 jours, que l’opérateur économique, Mor Talla Bâ, a présenté aux limiers du commissariat de Point E, pour motiver sa plainte de coups et blessures volontaires. Sérieusement amoché par les coups qu’il a reçus, le jeune homme a raconté aux enquêteurs que dans la journée du 22 décembre dernier, il roulait à bord de son véhicule sur les allées de Seydou Nourou Tall. Ayant fait un saut au niveau de la station Oil Lybia, il soutient s’être arrêté par la suite à la vue du panneau « Cédez le passage » pour laisser passer les véhicules qui venaient de la gauche.

Un comportement qui n’a pas plu aux occupants du véhicule qui était derrière lui. Apparemment très impatients, ces derniers lui ont lancé plusieurs coups de klaxons pour l’obliger à violer la règle de la circulation, mais en vain. C’est ainsi que, lorsque l’opérateur économique s’est décidé à démarrer son véhicule, ils lui ont barré la route, avant de l’injurier publiquement. Et comme si cela ne leur suffisait pas, ils sont descendus de leur véhicule, pour le rouer de coups. Mis K.O, Mor Talla Bâ soutient qu’en tombant, il a été traîné à quatre pattes sur quelques mètres. Une scène qui s’est passée sous les yeux de deux témoins qui se sont d’ailleurs spontanément présentés au commissariat pour faire leurs dépositions. Ces derniers ont, en effet, confirmé que malgré son statut de faiblesse, Mor Talla Bâ a été giflé et humilié comme un enfant devant les gens. D’ailleurs, c’est sur leurs conseils que la victime a pris le numéro minéralogique du véhicule des deux mis en cause.

Interpellés plus tard, A.L. Dia et son employé, P. Tavarez ont soutenu devant les limiers que le plaignant a traîné sur place refusant de démarrer son véhicule. Et lorsqu’ils ont klaxonné, ce dernier a gesticulé des mains, non sans lancer au sieur Dia, qui était au volant, « tu n’es pas intelligent, con… », ont-ils unanimement soutenu. Selon toujours le sieur Dia, c’est son employé qui est descendu en premier du véhicule, pour lui dire qu’il n’a pas à traiter “le conducteur de con puisqu’il est plus âgé que lui ». C’est ainsi, dira-t-il, que les esprits ont commencé à s’échauffer. Et sur les blessures au genou de Mor Talla Bâ, ils ont souligné que lorsque ce dernier a voulu s’enfuir, il a trébuché.

Des allégations qui ne les a pas empêchés d’être tous les deux déférés au parquet pour délit de coups et blessures volontaires.

Le Populaire