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Talla Sylla prolonge son combat sur la bonne gouvernance au Sénégal

En conduisant la liste présentée par sa formation politique à l’occasion des législatives du 3 juin prochain, Talla Sylla, leader du Jëf-Jël, prolonge son combat sur le thème de la bonne gouvernance institutionnelle et économique repris lors de la présidentielle du 25 février dernier. A 41 ans, on a du mal à croire que le leader du Jëf-Jël présente des états de service de 20 ans de présence sur la scène politique sénégalaise. C’est à 14 ans qu’il commence sa vie de militant au sein du Parti africain de l’indépendance (PAI), qui a servi de berceau à beaucoup de formations politiques de la gauche sénégalaise.

Source : Apanews
C’est sans doute au sein de ce parti longtemps adepte de la clandestinité que cet adversaire acharné des pouvoirs d’Abdou Diouf, puis d’Abdoulaye Wade, a pris le goût de l’engagement et de la stratégie politique.

Le combat politique de ce sociologue de formation va connaître un commencement un début de couronnement avec son élection au Parlement en 2001, qu’il ne tardera pas à quitter, frustré qu’il était de voir ses propositions rejetées par une majorité qu’il a accusé de « mécanique ».

Natif de Pikine (banlieue dakaroise) et orphelin de père dès l’âge de 5 ans, Talla Sylla a pris ses marques lors du mouvement de grève qu’il a conduit en 1988 à la tête de la Coordination des étudiants de Dakar (CED). Ce n’est donc pas étonnant qu’il se fasse appeler, des années plus tard, ‘’député de la rue’’.

Acteur avec d’autres de l’alternance politique intervenue au Sénégal en mars 2000, Talla Sylla n’en sera pas moins un des contempteurs de premier plan du régime libéral du président Abdoulaye Wade qu’il a côtoyé notamment à la fin des années 80.

Cette opposition systématique dont un des moments forts a coïncidé avec la sortie d’une œuvre musicale critique, corrosive contre le régime libéral, lui ont valu une agression en 2003.

Marié et père de deux enfants, Talla Sylla qui s’exprime toujours dans un wolof châtié et fourni en images, clame haut et fort que la politique est son seul excitant. Ce qui ne l’empêche d’être un lecteur assidu de poésie et un féru du ballon rond qu’il pratique à ses heures perdues.


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