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TAMBACOUNDA : LE GRAND CADRE MARCHE POUR LE RESPECT DES ACCORDS SIGNÉS AVEC LE GOUVERNEMENT

La section de Tambacounda (est) du Grand cadre des syndicats de l’enseignement a organisé une marche, jeudi, pour réclamer le respect des engagements du gouvernement par rapport à leurs revendications.

Partis de l’inspection d’académie, les marcheurs ont rejoint la route nationale en passant devant la Caisse de sécurité sociale. Ils sont arrivés à la gouvernance où les attendaient le gouverneur Bouya Amar, qui avait à ses côtés l’inspecteur d’académie Alassane Niane et le préfet du département, Mor Talla Tine.


Sur leurs pancartes, on pouvait lire : « Après deux ans, les ‘accords réalistes et réalisables’ attendent leur application », « Oui au respect des accords et à la dignité de l’enseignant’’.


 « Je suis contractuel de philo, à quand ma formation ? » et « Des enseignants motivés pour une éducation de qualité », figuraient également parmi les slogans portés par la marche.


« Nous sommes dans la rue sans le moindre plaisir, car souvenez-vous, la longue grève du Grand cadre des syndicats de l’enseignement de 2015, a été suspendue, suite à l’engagement solennel de monsieur le Premier ministre, consigné dans le procès verbal du 30 avril 2015 », relèvent ces enseignants dans leur mémorandum, dont une copie a été remise au gouverneur.

Le document souligne la « dégradation des conditions de travail dans les écoles publiques sénégalaises, du fait de la multitude des abris provisoires, des effectifs pléthoriques et du manque d’émulation des enseignants ».

« Victimes des lenteurs administratives dans la délivrance des actes par la fonction publique, du retard des mises en solde et des paiements de rappel par le ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, les enseignants voient leur pouvoir d’achat s’affaiblir progressivement », poursuit le texte.

La formation diplômante des professeurs de philosophie et des instituteurs adjoints, l’effectivité des passerelles professionnelles, l’indemnité de logement, sont aussi au nombre des préoccupations des syndicalistes.

« Bref, toutes les raisons qui ont poussé le Grand cadre des enseignants à observer la longue grève de 2015, sont restées valables jusqu’aujourd’hui », note encore le document.


 Après avoir reçu le mémorandum des mains du coordonnateur du Grand cadre des enseignants, Souleymane Fickou, le gouverneur a invité les enseignants à « méditer la différence entre légalité et légitimité ». Bien que le droit de grève soit reconnu par la loi, a-t-il commenté, « une grève peut être légale sans pour autant être légitime ».


« Quand une grève est contestée par une grande partie de la population, les apprenants et d’autres acteurs, il est temps de s’arrêter pour voir quelle solution y apporter », a estimé Bouya Amar, non sans ajouter que « la cessation volontaire de travail n’est pas la seule forme de lutte syndicale ».


Le gouvernement déploie « beaucoup d’efforts » en termes financiers dans la bataille de l’éducation qui demeure « la plus grande priorité de l’Etat, en dehors de la santé’’, a-t-il fait valoir ;


Un des points du Plan Sénégal (PSE) porte sur la valorisation du capital humain, dont une bonne partie concerne l’éducation, a souligné le gouverneur, avant de transmettre le mémorandum à qui de droit.


Le PSE désigne un ensemble de projets et programmes dont la mise en œuvre devrait permettre au Sénégal d’atteindre l’émergence à l’horizon 2035.

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