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Taux d’acces en milieu rural et peri-urbain- Les institutions financières appelées à poursuivre les efforts

Le coordonnateur de la Direction générale du secteur financier et de la compétitivité, Ismaila Gueye, a demandé aux institutions financières de poursuivre les efforts dans le sens de booster le taux d’accès chez les populations en milieu rural et péri-urbain. 

« Le renforcement de l’inclusion financière passe par une meilleure participation de larges couches de la population à l’activité économique et une amélioration de l’accès des PME à des financements adaptés au cycle de croissance et à la compétitivité ». C’est ce qu’a fait savoir Ismaila Gueye, coordonnateur de la Direction générale du secteur financier et de la compétitivité (DGSFC). Il s’exprimait lors d’une rencontre de partage du rapport de l’enquête sur la situation de référence de l’inclusion financière au Sénégal (ESRIF). Pour lui, il est généralement admis que l’inclusion financière renforce la stabilité du secteur financier, dans le sens de l’accroissement des performances et de la résilience des institutions financières, en particulier lorsque le cadre réglementaire, les dispositifs de supervision et les mécanismes de protection des consommateurs, sont aptes à favoriser une extension et une diversification sécurisées des produits. Ainsi, dit-il, il convient de disposer de mesures sur l’état ou la progression de l’inclusion financière à travers quatre grandes dimensions, classées par ordre de complexité croissante : l’accès, l’utilisation, la qualité et le bien-être. «J’exhorte tous les acteurs, en particulier les institutions financières, à poursuivre les efforts dans le sens de booster le taux d’accès aux services financiers, notamment chez les populations les plus démunies, aussi bien en milieu rural que péri-urbain, en mettant à contribution les innovations technologiques qui constituent actuellement le vecteur le plus adapté pour atteindre l’inclusion financière », a-t-il conclu.

La réalisation de l’enquête sur l’ESRIF au Sénégal en 2017, répond à l’exigence de diagnostic quantitatif et qualitatif.  De ce fait, il ouvre droit à l’adoption et à la mise en œuvre de mesures aptes à lever les contraintes identifiées, tout en catalysant l’expansion ciblée de services innovants et inclusifs. Selon  Mme Fatou Diané Gueye, de la Direction de la réglementation et de la supervision des systèmes financiers décentralisés DRS-SFD, après enquête, ils ont vu que le Sénégal est sur une bonne trajectoire en termes de développement de l’inclusion financière. Cependant, en termes d’accès, elle a indiqué qu’il y a beaucoup d’efforts à faire parce qu’en milieu rural, les services financiers ne sont pas très présents.  Pour ce qui est de la qualité, cette dernière a demandé de redoubler d’efforts car les banques et les mutuels proposent des produits qui sont plus ou moins adaptés aux besoins de la population. « On prévoit de travailler en étroite collaboration avec les SFD, les banques et les  autres acteurs, pour leur permettre d’intégrer leur plan de  développement en milieu rural », a-t-elle conclu.

Zachari BADJI

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