23 juillet, 2014
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Taux du chômage des jeunes en banlieue  L’inquiétude et les doléances vont crescendo

Taux du chômage des jeunes en banlieue L’inquiétude et les doléances vont crescendo

Le Président Macky Sall devrait se rappeler ses promesses de campagne concernant l’emploi des jeunes. Avec un taux de chômage qui ne connait nulle tendance baissière, surtout, au niveau de la banlieue, le successeur de Me Wade à la tête du pays est interpelé par des jeunes qui, restés longtemps sans travail, se rappellent à son bon souvenir.

Rappelant au président Sall sa promesse de 500.000 emplois en 5 ans, Mansour Dia, coordonnateur de l’association des jeunes chômeurs de Yeumbeul Nord et Sud, en appellent à des solutions urgentes devant être mises en œuvre pour le respect de cette exigence sociale, même s’il existe des structures d’appui aux jeunes de la banlieue, toujours négligés et marginalisés. Le problème, selon ces jeunes, c’est le clientélisme politique qui fait confier à des gens, sans qualification aucune en matière de gestion des administrations, structures publiques. Aussi, ont-ils exigé la démission des directeurs de structures, comme l’Agence pour l’Emploi des Jeunes de la Banlieue, pour ne s’être occupés des questions de l’emploi des jeunes, depuis l’arrivée de Macky Sall à la tête du Sénégal. Et, cette sortie n’est pas la première du genre, si on compte celle, il y a moins d’un mois, des diplômés chômeurs, mécontents de la gestion partiale de l’agence pour l’emploi des jeunes. Pour Mbougué Fall, responsable des femmes, «le problème, c’est la masse énorme de notre population qui ne travaille pas et qui fait la faiblesse du Sénégal, un pays où les gens bavardent beaucoup». Ces

déclarations ont été faites en présence de délégués de quartiers, de certains élus locaux et responsables religieux, entre autres. L’oisiveté aidant, ces jeunes, à longueur de journées, boivent du thé sous les hangars, au niveau des arrêts ou devant leurs maisons. Ce qui fait dire à un spécialiste de gestion urbaine que l’absence de diplôme est un sérieux handicap pour bon nombre de demandeurs d’emploi. «Plus de «57% de demandeurs d’emploi au Sénégal, n’ont pas de diplôme, 1,6% seulement sont titulaires d’un diplôme. Il y a plus d’hommes (64%) demandeurs d’emploi que de femmes (36%). Et parmi ces demandeurs, ceux âgés de 15 à 35 ans représentent 56%. Il est aussi fait état que la majorité des demandeurs d’emploi, soit 53%, n’ont pas fait d’études, tandis que

74% de ceux qui ont été scolarisés n’ont pas dépassé le stade du primaire et 87% la quatrième année du cycle secondaire. 28,8% des travailleurs pratiquent de petits métiers comme le petit commerce», explique notre interlocuteur qui a requis l’anonymat. Toujours est-il qu’il revient à l’état du

Sénégal, dirigé par Macky Sall, de mettre en place des structures ou de nommer à la tête des agences pour l’emploi des jeunes, des personnes capables de résoudre les difficultés des sans emploi en banlieue, pour réduire considérablement le taux de chômage et respecter une promesses, du moins, selon les mots d’alors du candidat Macky Sall, un engagement de campagne.

Sada Mbodj