SOCIETE

TENTATIVE D’ESCROQUERIE, FAUX ET USAGE DE FAUX EN ÉCRITURES PUBLIQUES Une Libanaise accusée de s’être procurée un faux certificat de mariage 

  • Date: 9 juin 2016

Bouchra Boulaich Kasmi, épouse du défunt patron de la société de peinture Sapec a porté plainte pour vol de chèque portant sur la somme de 150.000 euros (98 millions F Cfa), faux et usage de faux en écritures privées de banque, faux et usage de faux portant sur un certificat de mariage, association de malfaiteurs et escroquerie en jugement. Selon elle, une femme surgie de nulle part s’est déclarée comme épouse de son défunt mari pour réclamer sa part de l’héritage qu’elle estime à 98 millions F Cfa.

L’affaire opposant la veuve Bouchra Boulaich Kasmi, épouse du défunt Dg de la Sapec et Sawsah Aboukhaleb est loin de connaître son épilogue. Cette affaire est pendante devant la justice et Sawsah Aboukhaleb dit avoir passé 9 ans de sa vie avec feu A. Hussein. De l’autre côté, l’on nous apprend que le défunt patron de la Sapec était déjà marié à une femme répondant au nom de Bouchra Boulaich Kasmi. C’est d’ailleurs cette dernière qui a porté plainte pour vol de chèque portant sur la somme de 150.000 euros (98 millions F Cfa), faux et usage de faux en écritures privées de banque, faux et usage de faux portant sur un certificat de mariage, association de malfaiteurs et escroquerie en jugement. Face à la presse, hier, Bouchra est revenue largement sur les faits qui l’opposent à cette dame et ses complices. « Après le décès de mon défunt mari, une femme a surgi de nulle part pour se déclarer en tant que épouse. Le tribunal lui a annulé le mariage une fois, deux fois à l’appel et la troisième fois à la Cour suprême. On a commencé à vouloir faire la succession après le jugement d’hérédité car, il y avait un litige par rapport à l’identité des héritiers », a déclaré Bouchra. À l’en croire, après avoir identifié tous les héritiers par rapport au jugement d’hérédité, la dame Sawsah Aboukhaleb était toujours à la Cour suprême. Donc, poursuit-elle, « on a commencé à vouloir faire la liquidation de succession demandée par les enfants de son défunt mari ». Sur ces entrefaites, la dame Sawsah ressort avec le jugement de la Cour suprême qui lui a accordé la bonne foi et venir aussi avec une intervention volontaire sans avoir la qualité d’une épouse interjeter sa part de l’héritage qu’à laisser Adel Hussein. Elle demande aussi qu’on lui paye sa créance de 150.000 euros soit 98 millions F Cfa.

Bouchra : « Aucune moralité au monde ne peut accepter une telle escroquerie »
Étonnée par les agissements de celle qui se déclare être l’épouse de son défunt mari, Bouchra a entamé des investigations qui ont fini par révéler que Sawsah a fourni des faux papiers en commençant par la carte d’identité jusqu’au certificat de mariage. « C’est depuis novembre 2014 que j’ai porté plainte et la succession traîne depuis cinq ans et jusqu’ici l’usine Sapec se ferme. Les employés sont sans salaire depuis dix à onze mois. Quant à moi, j’ai que des procès au tribunal et c’est ce qu’ils veulent », a-t-elle encore dit. Selon la plaignante, Sawsah en collaboration avec le frère de son défunt mari qui se dit être très puissant au Sénégal ont falsifié des documents d’identité, un acte de mariage et pis, ils ont voulu escroquer l’héritage. Et, dit-elle, « ça touche aux orphelins et ça s’appelle ne pas toucher. Aucune moralité au monde ne peut accepter une telle escroquerie et même le tribunal est atteint, on a berné la juridiction sénégalaise car un faux certificat de nationalité a été délivré à Sawsah par le tribunal ».
Toutefois, Bouchra déclare qu’elle n’est pas seule dans son combat parce qu’elle a derrière lui des orphelins, des pères de cinquantaine de familles, et ils sont en train de détruire tout un pays.

Un tour à l’usine a permis de constater qu’aucune machine ne tourne à Sapec. L’endroit est sombre à cause des factures d’électricité impayées. Malgré cela, les employés attendent toujours avec impatience la reprise des activités. Interrogé, Robert Diédhiou, délégué de la Sapec déclare : « On est resté plus d’un an sans voir le directeur. Kassem Hussein, le frère de notre défunt patron a pris la fuite en nous abandonnant. On est fatigué. On n’a pas de salaire et la banque vient juste de quitter c’est pour confisquer les machines et le restant des produits ».
Toutefois, les employés n’accepteront pas cette attitude de la banque parce que, soutiennent-ils, c’est grâce aux machines qu’ils vivent. « On a saisi l’Inspection du travail à plusieurs reprises. Cette dernière a signé des dossiers comme quoi elle va nous payer nos droits et on n’a rien vu. On ne sait même plus ce qu’il en est. Certains ont même arrêté pour manque de transport », a encore dit Robert Diédhiou. Il faut dire que plus d’une quarantaine de personnes sont restées chez eux parce que n’ayant pas de quoi payer le transport pour venir au travail. L’affaire est pendante devant la justice.

Cheikh Moussa SARR

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