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TERRORISME Abdoulaye Daouda Diallo redoute les fêtes de fin d’année

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, a été, hier, à l’Assemblée nationale pour le projet de budget de son département pour l’année 2016. Il a saisi cette occasion pour aborder plusieurs sujets notamment la question du terrorisme au Sénégal. Il appelle les Sénégalais à faire attention à tout ce qui doit se passer avec les fêtes de fin d’année.
La menace actuelle que constituent les actes terroristes a poussé l’Etat à vouloir promouvoir un changement des comportements au Sénégal. Et comme chaque année, des fêtes de fin d’année constituent une occasion pour les populations de se regrouper dans certains endroits comme entre autres, la Place de l’indépendance, les autorités étatiques ont décidé de miser sur la prévention. Ce, en s’engageant dans une dynamique de régulation de ces regroupements publics et de ses séries de manifestations. Face aux parlementaires, le ministre de l’intérieur a abordé plusieurs sujets notamment la sécurité. « La sécurité est un tout, elle est dans le commandement territorial, la gendarmerie, la police, partout où l’administration a l’obligation d’être présente. C’est pourquoi, dans le cadre de la mise en place de la gouvernance sécuritaire, nous avons instauré la loi d’orientation de la sécurité intérieure», indique-t-il. À cet effet, le ministre prône la présence policière, de cantonnements du Groupement mobile d’intervention (Gmi) et les éléments de la Brigade nationale de sapeurs-pompiers dans les 45 départements que compte le pays. « À noter que 28 parmi ces départements bénéficient de la présence de Brigades de gendarmerie et l’idéal est, en 2016, de compléter avec les départements restants. Il nous faut être partout mais dans des conditions de travail remarquable et adaptées », a déclaré Abdoulaye Daouda Diallo.

Terrorisme au Sénégal

Pour la question du terrorisme qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive ces derniers jours, Abdoulaye Daouda Diallo soutient que cette question est suffisamment sérieuse et aujourd’hui aucun pays quel que soit son niveau de développement et d’organisation n’est à l’abri de ce phénomène. « C’est contemporain et on ne peut faire qu’un travail de comparaison et on y travaille en étroite collaboration les forces de sécurité. Le chef de l’État lui-même a pris les choses en main et nous sommes dans la prévention », a-t-il dit devant les parlementaires. Selon toujours le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, les forces qui sont destinées à ce combat font le travail qu’il faut et comptent sur l’implication de tout le monde. « Ça touche toute la population. Les véritables acteurs ne viennent pas des pays étrangers et si cela devrait arriver chez nous aussi, ce que je ne souhaite pas, ça aller être des enfants du pays, malheureusement. C’est dire que ce sont des choses qui nous interpellent tous et la population est suffisamment sensibilisée », a encore dit le ministre selon qui, le terrorisme est un phénomène des temps nouveaux et nous sommes obligés de nous adopter à un changement de comportement. « Nous devrons faire attention à tout ce qui doit se passer avec les fêtes de fin d’année. Aujourd’hui, des manifestations de ce genre devront faire l’objet d’une autorisation préalable de l’autorité qui doit travailler à les protéger. Des manifestations à chaque coin de rue sont des pratiques qu’il faut bannir et interdire. En dehors des rassemblements, l’usage des pétards et autres filmogènes sera rationalisé voire interdit. Nous travaillerons à informer les utilisateurs », souligne Abdoulaye Daouda Diallo.

Cartes d’identification nationale et pléthore de partis politiques

La confection des Cartes d’identification nationale et la kyrielle de partis politiques ont été aussi abordées par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Pour les Cartes d’identification nationale, le ministre a précisé que la carte d’identité est un travail de tous les jours, qu’on soit en élection ou pas, on a toujours besoin de carte d’identité. « C’est vrai que nous sommes en fin de procédure de passation du marché pour la confection de Carte nationale d’identité parce que les actuelles cartes vont être changées. Nous avons l’obligation d’avoir une carte et nous y travaillons mais il n’y a pas un empressement de renouvellement parce que les cartes que nous avons ont une validité de 10 ans », a rassuré le ministre. S’agissant de la pléthore de partis politiques au Sénégal, Abdoulaye Daouda Diallo a révélé qu’ils sont en train de réfléchir sur une loi qu’on appelle le Code des partis qu’ils vont soumettre à l’appréciation des acteurs politiques et tous les partis politiques seront conviés à la rencontre en début d’année 2016. « On parlera des financements oui mais aussi de rationnement. On est à 250 partis légalement constitués ; il y a donc des critères qu’on devrait dégager pour régulariser et le financement et les autres points du budget 2016 », a-t-il soutenu.
Toutefois, le budget du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique a été arrêté à la somme de 76 milliards 375 millions 396 mille 360 F CFA pour l’exercice 2016, contre 65 milliards 029 millions 191 mille 600 F CFA pour 2015, soit une hausse de 11 milliards 346 millions 204 mille 760 F CFA en valeur absolue et 17,45% en valeur relative. La rubrique relative aux transferts en capital a enregistré une hausse de 372,55% pour atteindre 4 milliards 820 millions F CFA.

Réduction du mandat présidentiel
S’agissant du référendum pour la réduction ou non du mandat présidentiel, le ministre a soutenu qu’il ne parlera pas de supposition parce que, selon lui, c’est le calendrier qui détermine les dates des élections. « Dans ce calendrier républicain, la toute prochaine élection législative doit avoir lieu en juin 2017. En principe, nous devrons suivre les élections présidentielle, départementales et communales et d’ici là, s’il y a une décision nouvelle, on s’y adaptera sans problème », a-t-il dit. Avant de poursuivre : « Techniquement et financièrement, à notre niveau, nous répondrons à une nouvelle sollicitation parce que nous nous sommes préparés en conséquence. Le référendum est, il faut le dire, l’élection la plus facile à organiser parce qu’on aura que deux bulletins de vote ».

Cheikh Moussa SARR

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