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TERRORISME- L’Islam, une religion de paix

  • Date: 22 décembre 2015

Au moment où la communauté musulmane célèbre le Maouloud, il était nécessaire d’analyser les rapports de cette religion avec la violence que nombre de gens lui collent et qui lui est pourtant antinomique au regard des multiples conditions que le Bon Dieu a bien voulu imposer à tout croyant obligé de faire usage de la force. Comme quoi, « le terrorisme islamique » est un non-sens parce que l’Islam signifie la paix. Démonstration…

 Les musulmans du Sénégal, à l’instar de ceux du monde entier célèbrent, ce mercredi, le Maouloud, l’anniversaire de la naissance du Prophète de l’Islam, Mohamed, celui dont l’ancien journaliste au quotidien Le Soleil et Muqadam Tidjane Sidi Malal Ndiaye dans son ouvrage « À ceux qui aiment le Prophète » rappelle les propos du Saint Homme attestant de sa proximité avec Dieu : « Ma proximité avec mon Seigneur est telle que Lui se nommant AHAD m’a nommé AHMAD ». Malal explique que Ahmad est le nom céleste du Prophète (et) Muhammad son nom terrestre qui signifie celui qui est fait ou rendu louange. Il rajoute qu’il prend aussi le sens de « lieu où se détermine la louange », ce qui fait donc du Prophète « le lieu excellent où s’opère la louange universelle d’Allah considère comme son nom Al Hamid, le très Louangé -Louangeant ». Mahmoud, qui signifie « louangé » est le nom du Prophète dans la vie future.

C’est à travers celui-là, qu’apparut l’Islam comme religion qui signifie littéralement « paix, salut et soumission ».

Dans son livre « Mohammed : Le messager de Dieu », le célèbre savant turque Fethullah Gulen nous explique à la page 230 que l’Islam « est évidemment venu pour établir la paix- tout d’abord dans notre monde intérieur afin que nous soyons en paix avec Dieu et avec notre environnement naturel, puis à travers le monde et l’univers ».

Fethullah rappelle que l’Islam « s’abstient tant que possible de recourir à la force n’approuvant jamais l’injustice et interdit l’effusion de sang ».

À ce propos, le Coran a eu à mettre en garde tous ceux qui seraient tentés de verser le sang d’innocentes personnes en ces termes : « Quiconque aura tué un être humain sans que celui-ci ait commis un homicide ou semé le désordre sur terre sera censé avoir tué l`humanitéentière. Celui qui aura sauvé la vie d’un seul homme sera tenu pour le sauveur du genre humain » (5 :32).

Comment peut-on alors parler de « terrorisme islamique » quand on sait qu’il est ici fait référence à des tueries de masse sur des êtres humains sans distinction de race, de religion ou de sexe ? L’Islam, on vient de le voir,  ne saurait cautionner ces types de violence même si les auteurs évoquent le Djihad. Car, dans l’ouvrage précité de Gulen, l’auteur nous explique « qu’il y a deux aspects du Djihad. L’un consistant à se battre pour surmonter les désirs charnels, c’est le grand Djihad. L’autre consistant à encourager les autres à réaliser le même objectif, c’est le petit Djihad ». On le voit bien, les tueries et les morts sont rangés dans la catégorie du petit Djihad alors que cela est loin de l’objectif assigné, qui est selon Gulen, que le croyant soit purifié de ses péchés et atteigne la vraie pureté ».

Alors, il convient de se demander quand est-ce qu’un musulman peut-il  recourir à la force ? La seule hypothèse où la force est autorisée est, selon le savant turc exile aujourd’hui aux États-Unis du fait de ses démêlées avec le président Erdovan, « que si les défenseurs de la corruption, qui prend racine dans l’injustice, l’oppression, l’intérêt personnel, l’exploitation et l’usurpation des droits d’autrui, cherchent à empêcher sa prédication pacifique et àl`éliminer ».

Et même dans ce cas, l’utilisation de la force est encadrée par l’Islam dans des conditions très précises. Il s’agit notamment d’une hypothèse ou les non-croyants, les polythéistes, ou ceux qui causent la corruption et le chaos résistent activement à la prédication de l’Islam et empêchent les autres d’écouter son message.

L’autre condition importante, c’est l’existence obligatoire d’un État islamique. Un groupuscule ne saurait alors se lever pour perpétrer des actes de violence et parler de Djihad. Par exemple, du temps du Prophète Mohamed, le Djihad ne fut autorisé que lorsqu’il émigra à Médine et qu’il établit un État indépendant au regard des traitements injustes que les musulmans subissaient.

Il est clair que c’est sous le règne musulman que Chrétiens, Juifs, Zoroastriens, Hindous et bien d’autres ont pu pratiquer librement leurs religions même s’ils s’acquittaient parfois de certaines taxes en Arabie Saoudite.

C’est dire que les idéologies de la terreur sont manifestement déviationnistes. Un musulman est celui dont ni les animaux ni ses semblables ne craignent point la cohabitation.

Certes, le Prophète de l’Islam était « chef d’Armée mais dont la seule épée qu’il brandissait était celle de la miséricorde, de la compassion, de l’amitié et du pardon, l’épée qui vainc les ennemis et purifie les cœurs, une épée plus acérée qu’une épée sculptée dans l’acier » comme le rappelle le journaliste Malal Ndiaye dans son livre.

En réalité, l’usage de la guerre sainte a été chez le Prophète une défense, c’est-à-dire une obligation de résistance pour ne pas disparaitre face à l’agressivité de ses ennemies qui l’ont même poussé à l’exil sans pour autant lui coller la paix.

Il s’est conformé aux exigences du Coran qui précise : « Combattez dans le sentier de Dieu ceux qui vous combattent, et ne transgressez pas. Certes, Dieu n’aime pas le transgresseur ! ». C’est dire que l’on ne doit pas entrer dans un conflit par intérêt matériel, pouvoir, vanité, orgueil, méchanceté, etc.

Mieux, il est dit aux croyants de ne pas combattre les partis neutres, et d’éviter les méthodes sans scrupules, les carnages et les pillages, d’éviter de tuer les hommes et les femmes, les vieillards et les blessés, de mutiler les cadavres des ennemis, de détruire les champs et le bétail, en somme de s’écarter de toute atrocité et injustice.

Comment est-il alors possible de sauter avec une bombe, de tuer des innocents qui n’ont commis la faute que d’être là et prétendre agir au nom de l’Islam qui soumet l’exercice de la force aux conditions draconiennes que nous venons de souligner ?

Une réflexion qui s’impose à tous les musulmans en cette période de Maouloud où il est trop question de terrorisme dans un monde chaque jour plus dangereux.

Abdoulaye Diop

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