téléchargement

TERRORISME Une solution francophone au radicalisme religieux

Dans le cadre de la quinzaine de la Francophonie, la Confejes a organisé, hier, à l’Ucad II, une conférence sur la problématique de la migration irrégulière et de la Paix en Afrique francophone, avec comme thème : « Radicalisme et dialogue ».
Une triste réalité perdure au sein de la communauté francophone. Les pays francophones sont, sans conteste, plus frappés par la menace terroriste. En attestent les attaques djihadistes perpétrées en France, en Belgique, au Burkina Faso, au Mali et tout dernièrement en Côte d’Ivoire. C’est le constat fait par l’historienne Penda Mbow, à l’occasion d’une conférence publique sur la « problématique de la migration irrégulière et de la paix en Afrique francophone » portant sur le thème : « Radicalisme et dialogue ». Face au radicalisme religieux qui frappe le monde francophone, la ministre Conseillère chargée de la Francophonie oppose une réponse globale, solidaire et mutuelle. Sous ce rapport, elle demande à l’Oif d’aller au-delà de ses institutions et d’être plus audacieuse pour ensuite réfléchir sur le concept de Francophonie post-attentat. Aussi, dit-il, la mise en place d’instruments permanents régionaux de sécurité, de défense et de régulation des conflits ayant capacité à collecter les informations, d’élaborer des plans communs pour une défense commune et de canaliser les initiatives internationales doit, aussi, devenir un sujet de discussion et de mobilisation pour les pays francophones. Par ailleurs, elle propose le soufisme comme une réponse au terrorisme et aux agressions de toutes natures, en mettant en exergue les enseignements de ce modèle prophétique basé sur le respect de l’autre. Pour cela, il faudrait s’atteler à  déconstruire le discours radical par un discours réformiste, contextualisé et éthique de l’islam. Autrement dit, celui d’un islam résolument progressiste, qui met en avant  les valeurs socles du message spirituel, telles que la libération humaine,  l’égalité de tous les êtres  humains,  la liberté de conviction,  les impératifs de justice, l’importance de  la raison,  de l’amour, de la paix universelle. Le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rudy Demotte, a pour sa part souligné que la radicalité n’est pas la conséquence de la migration. « Les migrations ne sont pas la cause du malheur (dérive radicale), elles en sont la conséquence. Et la radicalité n’est pas la conséquence des migrations, elles en sont un des éléments racines », a-t-il expliqué. De son point de vue, les attentats de Paris (novembre 2016) et de Bruxelles (mars 2016) ont profondément bouleversé la manière dont nos opinions publiques apprécient ce qui se passe à l’échelle planétaire. Pis, ajoute-t-il, les attaques perpétrées à Abidjan, Bamako, Ouagadougou ou partout ailleurs sont une « négation des libertés humaines ». Alors, il en déduit que la question identitaire qui est au cœur de nos sociétés précisant que la radicalité peut s’expliquer par « une perte de repères », synonymes « d’avatar de la médiocratie. »

Mouhamadou BA

Voir aussi

dionne-valls

FINANCEMENT DU PLAN SENEGAL EMERGENT 317 MILLIARDS DE F CFA D’APPORT DE LA FRANCE DEPUIS 2014

Le Premier ministre français Manuel Valls, en visite à Dakar depuis  jeudi,  et son homologue …