ECONOMIE

THIAROYE DJIDA KAW La pêche au « wass », la nouvelle trouvaille des habitants

  • Date: 9 janvier 2016

Les habitants de Thiaroye Djida Kaw ont un sport favori : la pêche au « wass ». Cette activité, génératrice de revenus, est diversement appréciée par les populations trouvées sur les lieux. Les pourfendeurs d’une telle pratique indexent le danger que constituent les bassins de rétention pour les enfants.
À Thiaroye, le premier venu est accueilli à bras ouverts par ses bassins de rétention, dépourvus de leurs grilles de sécurité. Ils sont communément appelés « diakhaw » du fait que les occupants ont été déplacés pour cause d’inondations et ont bénéficié de l’aide aux sinistrés qu’offrait le président Wade dénommé le Plan Jaxay. Toutefois, pleines d’ingéniosité, les populations sur place ont fait éclore une nouvelle activité : la pêche au «  wass ». Considérés dans un passé récent comme un danger pour la population, au regard des nombreux cas de noyade, ils sont, aujourd’hui, source de revenus pour la plupart de ces habitants. Désormais, ces bassins sont le point de convergence des pécheurs en dépit de l’insalubrité de ces eaux stagnantes.
Pour Ibrahima Ndiaye, gardien des bassins, si les grilles ont été enlevées, c’est pour la construction d’un nouveau mur d’environ 1m 50. Par ailleurs, M. Ndiaye ne nourrit aucune crainte quant à la consommation de poissons issus de ces bassins de rétention.  « Les bassins nous sont d’un grand rendement car les agents de l’Océanographie sont venus examiner les bassins et ont approuvé la consommation de ces poissons », indique-t-il. Mieux, selon toujours ce vigile des bassins, « certains agents du service d’hygiène viennent parfois pécher ici et ces bassins permettent à beaucoup de personnes de gagner honnêtement leur vie par la pêche. Nous, en tant que vigiles, nous veillons scrupuleusement sur tout ce qui se passe tout au tour des bassins. Les habitants de Djida Thiaroye Kaw sont à féliciter parce que ces bassins sont les plus propres par rapport aux autres dans d’autres localités parce qu’ici on ne verse pas d’ordures. »
Dans le même sillage, Mor, pêcheur, se réjouit de pouvoir s’adonner à son activité favorite, au niveau dans ces bassins. « Je n’ai pas besoin de gros moyens pour pêcher, juste ce petit filet. Je me frotte les mains après la commercialisation des poissons. En plus, ils sont succulents », nous confie-t-il.
Cependant, ces allégations sont balayées d’un revers de main par une mère de famille, rencontrée aux alentours de ces bassins de rétention. Pour cette dernière, « ces bassins constituent des dangers pour tout le monde, surtout les enfants ». Cette dame refuse de manger ces poissons inaptes à la consommation. Car, pour elle, les bassins occupent des maisons inondées et ces poissons grandissent au milieu des microbes et autres bactéries.
Mor revient à la charge et rétorque à la dame que « ces poissons sont consommables sans danger ». « Mes clients ne se sont jamais plaints et les agents de la santé ont autorisé sa consommation », soutient mordicus le pêcheur. Même si les enfants savent que les bassins sont dangereux pour eux, cela ne les empêche nullement de s’aventurer aux abords des lieux, sous l’œil désapprobateur du vigile.
Pour Samba, âgé de 12 ans, c’est surtout un jeu d’enfant. « Je suis là pour jouer mais aussi regarder les pécheurs et si l’occasion se présente, je pêche avec mes amis », témoigne le jeune garçon. Les bassins font aussi d’autres heureux, les lavandières. L’une d’entre elles estime que   « depuis que ces bassins ont été creusés, nous n’avons plus de problème d’inondation ». Les bassins de rétention, un mal qui a généré un bien du côté de Thiaroye, serait-on tenté de dire. Rien n’est moins sûr.

Sada Mbodj

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