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TOBAGO – Les dernières maisons épargnées : Macky sauve les 6 rescapés

Les 6 maisons, qui sont encore visibles au niveau de la cité Tobago, ne seront pas détruites. L’Etat a décidé de les  maintenir jusqu’à nouvel ordre.

C’est la délivrance. Les six propriétaires des maisons, qui étaient encore debout sur les décombres de la cité Tobago, poussent un ouf de soulagement : elles ne seront pas détruites. Après plusieurs semaines de discussions et de médiation, l’Etat a donné une suite favorable à la requête introduite par les victimes faisant objet de la suspension de la démolition des 6 maisons. Médoune Seck, coordonnateur du Collectif des victimes de Tobago, explique les dessous de cette décision de l’Etat : «Suite à la concertation entre l’Etat, le Grand Sergine de Dakar et des personnalités de la Cité Tobago, cette décision a été prise. Celle qui consiste à ne pas démolir les 6 maisons qui restaient déjà sur ces lieux. Et par conséquent, elles vont y demeurer jusqu’à ce que l’on trouve une solution définitive.» C’est le sourire aux lèvres. Car, les «rescapés» vivaient au milieu d’un chaos et sous la menace imminente d’une destruction après le passage des bulldozers sur 396 maisons. Car ils avaient reçu une sommation d’une semaine dans un premier temps qui finalement a été prolongée par les autorités. «Mais quand on a reçu les dernières sommations, nous avons saisi la Primature parce que nous étions en négociation avec elle. Car, on ne pouvait pas comprendre qu’en pleine négociation, voire des sommations distribuées aux propriétaires de ces maisons.» Après la médiation, l’Etat leur avait assuré que le statu quo sera maintenu.
Rappelant les négociations avec la Primature, le porte-parole explique : «Pendant ces négociations, l’Etat nous avait demandé, nous les victimes, de faire des propositions.  Ensuite, il y a eu des propositions qui ont été faîtes par la Commission technique qui a été mise en place par la Primature pour travailler sur le dossier. Aux dernières nouvelles, ils nous ont dit qu’une solution a été validée par le président de la République. Une nouvelle dont on ignore le secret. Car, on ne sait pas s’il va nous rembourser ou nous restituer les terrains encore moins, s’il va nous amener ailleurs.»
Par rapport à la procédure judiciaire, le porte-parole des victimes s’est voulu très clair : pour lui, il n’y avait pas de procédure judiciaire. «Il y avait des avocats conseillers qui nous accompagnaient dans notre démarche. Ils avaient introduit une requête en annulation des sommations qui ont été déposées. Mais, on n’a jamais attaqué l’Etat en justice. Ils ont voulu solliciter une annulation des sommations car, ils y voyaient une certaine irrégularité conformément aux dispositions en vigueur par rapport aux procédures de déguerpissement dénuées de toute décision de justice.» Or ils ne pouvaient pas, dit-il, fournir des sommations sans décision de justice. «Ce qui n’était pas conforme à la réglementation en vigueur en matière d’exploitation foncière.  Et c’est par rapport à cela que nous avons sollicité des conseils juridiques, qui avaient introduit une requête au niveau du conseil d’Etat pour demander une annulation qui, à l’heure actuelle, n’a toujours pas eu de réponse. Cela depuis plus de 4 à 5 mois.»

Le quotidien

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