Confidences

Tour de table… Khady Niang, vétérinaire à Vetoparteners : «Les éleveurs se prennent pour des vétérinaires»

  • Date: 16 mars 2016

Le Salon international des industries et techniques agroalimentaires (Siagro) est un carrefour où les professionnels de l’agroalimentaire peuvent présenter leur savoir-faire et nouer des partenariats. Au détour des stands, celui de Vetoparteners offre une variété de produits destinés à la volaille et au bétail. Le docteur vétérinaire Khady Niang revient dans cet entretien sur quelques comportements que l’on observe chez les éleveurs et qui sont à corriger.

L’Ascosen vient de tirer la sonnette d’alarme sur une certaine tendance des éleveurs à donner aux animaux des produits sans aucun contrôle. Ce qui a pour conséquence une résistance aux antibiotiques. Le constatez-vous aussi ?
Effectivement. Et il faut dire qu’en ce qui concerne la santé, on utilise les mêmes molécules chez les animaux et chez les hommes. Par exemple, l’Albendazole, on l’utilise aussi bien chez les animaux que chez les humains. Mais il y a des normes à respecter parce que quand on donne de l’Albendazole à un mouton, il y a un délai d’attente qu’il faut respecter avant de tuer le mouton pour permettre au produit d’être rejeté. Maintenant, si on ne respecte pas ce délai d’attente, ça pose problème. Il arrive que l’on donne de l’Albendazole à un mouton aujourd’hui et qu’il ne se sente pas bien. Les éleveurs, quand ils voient ça, tuent le mouton pour ne pas perdre la viande. Et quand on consomme cette viande, le produit est encore présent et c’est ce qui entraîne la résistance. Parfois, certaines maladies chez l’homme ne peuvent pas être traitées avec les produits habituels parce qu’il y a déjà une résistance qui s’est installée.

Est-ce que les éleveurs respectent ces normes ?
Il y a des éleveurs qui respectent les normes, d’autres pas. Mais ça relève du domaine du vétérinaire. Et ces vétérinaires doivent leur expliquer comment suivre leurs troupeaux et les conséquences qu’ils encourent quand ils ne font pas les choses comme il faut. Mais il y a tout un travail de terrain à faire sur ça.

On parle beaucoup de la maladie de marek qui a fait beaucoup de dégâts. Que pouvez-vous nous en dire ?
Marek est une maladie virale qu’il vaut mieux prévenir par la vaccination. Quand elle survient, ce qu’on peut faire, c’est faire une antibiothérapie afin de limiter les dégâts. Marek atteint surtout les pondeuses parce que les poulets de chair n’atteignent pas l’âge où ils peuvent l’attraper. Donc la maladie ne survient que chez les poules pondeuses. Mais les cabinets vétérinaires donnent une prophylaxie qu’il faut respecter scrupuleusement.

Est-ce que les éleveurs de poulets s’attachent les services de cabinets vétérinaires ?
Vous savez, les éleveurs sont un peu compliqués. Dès qu’ils commencent un élevage et font un à deux ans, ils se prennent pour des vétérinaires. Même s’ils ont l’expérience et ont l’habitude de voire certaines choses sur le terrain, il y a le vétérinaire qui connaît l’aspect technique des choses. Les éleveurs connaissent les signes des maladies et dès que cela survient, ils se comportent comme des vétérinaires. Alors que l’idéal, c’est d’associer l’expérience et la connaissance pour avoir de bons résultats.

Pouvez-vous nous présenter votre structure, Veto­par­teners ?
C’est une entreprise qui vient de démarrer et qui s’active dans la nutrition et la santé animale. Quand on parle de santé animale, on veut dire par-là distribution de produits vétérinaires dans les cabinets et les pharmacies. Il y a aussi un volet nutrition où on fait des formulations pour les éleveurs de poulets de chair. La formulation, c’est le fait de donner la composition des aliments de démarrage, croissance et finition. On ne peut pas se lever et mélanger des choses pour faire de l’aliment. Il y a des formules qu’on doit respecter. Chaque élément doit répondre à des normes. Et nous fabriquons aussi des produits pour le bétail, des compléments minéraux vitaminés. Les aliments que l’on donne aux animaux ne peuvent pas répondre à tous leurs besoins et il faut compléter comme on le fait chez l’homme. Par exemple, quand  on mange du riz, on achète aussi des fruits pour compléter.

Dans quel cadre travaillez-vous avec les éleveurs ?
Puisque nous sommes des grossistes, nous travaillons directement avec les cabinets veterinaires et les pharmaciens. Mais pour la formulation des aliments, il y a certains éleveurs qui nous demandent des conseils, des avis et nous travaillons avec eux pour leur faire de l’aliment.

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