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TRAFIC FAUNIQUE- Saisie de 558 peaux de reptiles protégés

Des opérations coup de poing, réalisées par la Division des Investigations Criminelles (DIC), le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable, Wara et le Projet SALF (Projet Sénégal Application de la Loi Faunique), ont permis d’arrêter en flagrant délit 4 trafiquants en possession de 558 peaux de reptiles protégés !

Quatre personnes ont été arrêtées en flagrant délit de détention, circulation et commercialisation d’espèces protégées.  Il s’agit des Maliens Ibrahima et Balla Sakho, ainsi que les Sénégalais Mbacké Thiam et Momodou Coulibaly. Ils sont en garde à vue depuis ce mardi à la Sûreté urbaine de Dakar pour criminalité faunique. En effet, ils détenaient 558 peaux de contrebande, dont 91 peaux de crocodiles du Nil, une espèce intégralement protégée au Sénégal, et inscrite à l’annexe 1 de la Convention CITES ; 354 peaux de python de Seba, une espèce hautement braconnée et protégée au Sénégal ; ainsi que 110 peaux de varan du Nil et trois (3) peaux de civettes. Toutes ces peaux de reptiles sauvages, originaires du Sénégal et du Mali, approvisionnaient depuis au moins deux décennies les maroquiniers de Dakar qui les transformaient illégalement en sacs, chaussures, ceintures et qui seraient revendus vers l’Europe et l’Asie comme objets de luxe et à des prix élevés. Des perquisitions ont été faites dans une maison transformée en laboratoire crapuleux de transformation où trempaient des dizaines de peaux dans des bassines de décantation sophistiquées et bien organisées. Ce charnier animal, maculé de sang, a servi pendant des années au massacre et à la transformation d’un nombre incalculables d’espèces protégées.  Avec l’appui de l’Ong WARA, de nombreuses opérations ont été faites depuis 2013 sur le trafic de peaux. La plus importante à ce jour reste celle d’octobre 2014 où 5 Nigériens avaient été arrêtés à Dakar en possession de 2647 peaux de plus de 20 espèces différentes. A signaler que le commerce illégal d’espèces sauvages est un crime organisé transnational. Il occupe le 4ème rang du commerce illicite dans le monde (après celui de la drogue, des armes et des êtres humains) selon le Congrès des Nations-Unies sur le Crime et il amasse des bénéfices illicites d’environ 20 milliards de dollars chaque année.

M BA

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