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Trafic illicite de migrants en Afrique occidentale et centrale : LE BUSINESS DE LA MORT

  • Date: 26 août 2015

En Afrique, le trafic de migrants fait des ravages. D’après le rapport de l’Office des Nations-Unies contre la drogue et le crime, des milliers d’Africains de l’Ouest et du Centre périssent dans les eaux de la Méditerranée en tentant de fuir les conflits et la misère sur le continent.

Les chiffres donnent le vertige. Durant les 7 premiers mois de 2015, près de 2 000 migrants africains ont péri en mer méditerranée, suite au naufrage de leurs embarcations dans leur tentative de rejoindre l’Europe.

En avril de la même année, 16 000 migrants ont été identifiés aux frontières de l’Union européenne par semaine. Pire, chaque semaine entre 4 000 et 5 000 personnes transitent par le Niger pour rejoindre les côtes de la Méditerranée.

Dans un rapport publié hier sur la stratégie régionale contre la traite des personnes et le trafic illicite de migrants, l’Office des Nations-Unies contre la drogue et le crime (Onudc) renseigne sur l’ampleur que prend le phénomène dans les régions ouest-africaine et centrale.

Selon l’agence onusienne, les migrants sont sous la coupe de réseaux de passeurs qui «exploitent leur situation de vulnérabilité pour les mener dans des tragédies». «Des milliers de ressortissants de l’Afrique de l’Ouest et du Centre sont aussi victimes de la traite à des fins d’exploitation sexuelle, de travail forcé et de trafic d’organes», dénonce l’Onudc.

Dans son rapport mondial sur la traite des personnes, paru en 2014, l’Office souligne que «la traite des personnes en Afrique et au Moyen-Orient vise à 37% le travail forcé et à 53% l’exploitation sexuelle. Le reste relève d’autres formes d’exploitation dont la mendicité forcée des enfants ou l’enrôlement des enfants dans des groupes armés».

Pour expliquer la montée de ces mouvements migratoires, le rapport met l’accent sur le contexte international en constante mutation (chocs économiques, crises humanitaires, menaces terroristes, réduction des opportunités de migration légale vers les pays de destination traditionnelle, etc.).

«Ces mutations contribuent à la modification des routes et à la restructuration des espaces migratoires régionaux qui sont en proie à différentes formes de trafics illicites. Les crises survenues d’abord en Lybie et au Mali ont fortement exacerbé cette insécurité au point de modifier les dynamiques géopolitiques et géographiques ainsi que certains schémas migratoires», note-t-on.

De plus, ajoute le document, les crises sociopolitiques en Guinée, en Guinée-Bissau, au Liberia en Sierra Léone, en Côte d’Ivoire et en Centrafrique accroissent la vulnérabilité des populations qui sont confrontées au besoin de se déplacer afin de subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles.

«Plus de 100 ans après l’abolition de l’esclavage, nous ne pouvons pas rester assister impassibles à l’exploitation éhontée de personnes par d’autres personnes», s’étrangle Pierre Lapaque, responsable régional de l’Onudc en Afrique de l’Ouest et du Centre.

COÛT DU VOYAGE POUR L’EUROPE

Le business lucratif des trafiquants

Pour comprendre les contours du trafic de migrants en Afrique, l’Onudc a recueilli des témoignages de rescapés des embarcations clandestines à destination de l’Europe. Le business est évidemment lucratif.

«Le profit généré par la traite des personnes est estimé à 16 000 milliards F Cfa et les passeurs gagnent à hauteur de 25 milliards de F Cfa par an pour faire passer les migrants ouest-africains en Europe», souligne l’Onudc.

Le Quotidien

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