SOCIETE

Trafic international de drogue : Chiry Okuma prend 12 ans de travaux forcés

  • Date: 6 juillet 2015

Chiry Okuma n’a fait que la moitié de son chemin de calvaire. Après six ans de détention préventive, il lui reste encore six autres années à purger avant de sortir de prison. Il a été condamné à 12 ans de travaux forcés pour trafic international de drogue.

En voulant changer de condition sociale, il a pris 12 ans de travaux forcés pour trafic international de drogue. Chiry Okuma fait partie des mules qui prennent des risques «démesurés», pour récolter des milliers de dollars. Il a succombé à la tentation. En quittant son Nigeria natal, il avait rejoint le Brésil pour améliorer sa situation familiale. Au bout de quelques semaines à Rio, il tombe gravement malade. Finalement, il sera rapatrié au pays pour se soigner.

Guéri, Chiry Okuma décide de retourner au Brésil pour vivre avec sa petite amie et son fils. Etreint par la précarité, il demande à un ami prénommé Tony de lui offrir un billet Lagos-Rio de Janeiro. Il accepte, mais à une condition : Il lui demande de transporter du chanvre indien moyennant le billet d’avion. Face à une succession de déceptions et d’échecs, il accepte de toucher au commerce prohibé.

Dans un premier temps, il a été chargé à Chiry Okuma de convoyer une importante quantité de chanvre indien. Pour cette mission, Tony lui a remis la somme de 1500 dollars pour le billet d’avion et 500 dollars de frais de séjour. Il a fait sans problème l’axe Lagos-Dakar-Rio.

La deuxième mission (Rio-Dakar-Lagos) consiste à transporter 100 boulettes de cocaïne moyennant la somme de 5 000 dollars. Chiry Okuma, qui ne pouvait pas résister à une telle tentation, a accepté de reprendre les airs. Mais il va chuter à Dakar. Ciblé par les éléments de l’Office central de répression du trafic international des stupéfiants (Ocrtis) à l’aéroport de Dakar le 26 octobre 2009, il a été soumis à un test urinaire qui s’est révélé positif. Après avoir pris du laxatif, il a expulsé 50 boulettes d’un poids de 650 g.

Depuis l’enquête jusqu’à la barre, l’accusé n’a pas cherché à nier les faits. Cependant pour se justifier, il brandit la conjoncture. «Après ma guérison, je voulais repartir au Brésil pour voir mon fils. Mais je n’avais plus d’argent, c’est pourquoi j’ai accepté cette main qui m’a été tendue», a-t-il dit.

Selon le Parquet, il y a un lobby fort qui utilise ces personnes faibles. Toutefois, cela ne le dédouane pas, précise le ministère public qui pense que c’est en connaissance de cause que l’accusé a accepté de transporter la drogue. Selon le Parquet, il ne peut pas bénéficier de circonstances atténuantes. «Et pour enlever cette velléité de pouvoir réitérer ces actes, il tombe sous le coup de l’article 96 du Code des drogues», a dit le procureur qui a requis 20 ans de prison et à payer le triple de la valeur de la marchandise saisie en guise d’amende.

Son avocat a invité la Chambre criminelle à faire preuve de magnanimité à l’endroit de son client qu’il qualifie de victime «d’un puissant lobby qui peut vous exterminer si vous refusez de satisfaire leur demande».
Il a sollicité une application bienveillante de la loi pour ce Nigérian qui a déjà purgé 6 ans de prison dans un pays étranger. Il n’a pas été suivi par le juge qui a condamné Chiry Okuma à 12 ans de travaux forcés.

Le quotidien

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