SOCIETE

TRAFIC INTERNE DE CHANVRE INDIEN Deux Sénégalais et un Malien risquent 20 ans de travaux forcés

  • Date: 2 février 2016

 Une affaire de trafic interne de chanvre indien a été jugée, hier, à la barre de la Chambre criminelle de Dakar. Deux Sénégalais et un Malien sont au banc des accusés. Ils risquent chacun 20 ans de travaux forcés avec une amende de 2 millions de nos francs.

Pour lutter contre le phénomène du trafic de chanvre indien, les parquetiers n’hésitent pas à requérir des peines lourdes à l’encontre des trafiquants. C’est dans ce cadre que le maître des poursuites a requis, hier, 20 ans de travaux forcés avec une amende de 2 millions de nos francs contre Cheikh Kamaté, Abdoulaye Sall et Alioune Badara Ndao. Ils sont poursuivis pour trafic international de drogue pour le premier et trafic interne de drogue pour les deux autres. Concernant les faits, ils remontent au 23 septembre 2010. Ce jour-là, les éléments du commissariat de Pikine ont reçu une information anonyme faisant état d’un vaste réseau de trafic de drogue. Une filature a permis aux hommes en tenue de suivre Abdoulaye Sall jusqu’à son domicile. Dans sa chambre, les limiers ont retrouvé le nommé Alioune Badara Ndao en train de conditionner de la drogue. Après les avoir arrêtés, les policiers ont fouillé les lieux avant de découvrir 3,5 kg de l’herbe qui tue. Interrogé, Alioune Badara Ndao a renseigné aux hommes en tenue que son fournisseur n’est personne d’autre qu’un certain Kamaté. Sur ces entrefaites, les limiers lui ont demandé d’appeler son fournisseur pour lui passer une commande de 5 kg. N’ayant rien soupçonné, Kamaté débarque immédiatement sur les lieux avec ladite commande. Il sera arrêté et conduit chez lui où une perquisition a permis aux enquêteurs de découvrir dans sa  chambre la somme de 300.000 francs Cfa, de la drogue et un émetteur.

À la barre de la Chambre criminelle de Dakar, hier, les accusés sont revenus sur les faits. Selon Abdoulaye Sall, c’est son ami d’enfance Alioune Badara Ndao qui l’attendait dans sa chambre parce qu’il lui réparait son scooter. « J’ai été appelé par ma mère qui m’a informé que ma fille était malade. Je suis rentré dare-dare à la pharmacie pour m’acquitter des frais de l’ordonnance. C’est sur ces entrefaites que j’ai été poursuivi par les limiers. Cependant, Alioune Badar Ndao était en train de m’attendre parce que j’avais son scooter que je devais réparer. S’agissant du sac qui contenait la drogue, j’ignorais qu’il se trouvait dans ma chambre », a-t-il déclaré. De son côté, Alioune Badara Ndao a déclaré que le sac qui contenait la drogue lui a été remis par le sieur Kamaté. Son fournisseur lui a remis 500 g de chanvre indien qui étaient destinés à la vente. Interrogé en dernier, Kamaté n’a pas nié les faits. À l’en croire, c’est un vendeur de tissus et c’est son ami Karamoko établi au Mali qui lui a proposé la vente du chanvre indien. « Karamoko m’a dit que la vente de la drogue est plus fructueuse. Puisque je n’avais pas de clients pour ça, j’ai collaboré avec Alioune Badara Ndao », a-t-il avoué.

Prenant la parole pour son réquisitoire, le parquetier a révélé qu’on a découvert plus de 8 kg de chanvre indien. Convaincu de la culpabilité des accusés, le maître des poursuites a requis une peine d’emprisonnement de 20 ans de travaux forcés contre tous avec une amende de 2 millions de nos francs.  Tour à tour, les avocats d’Abdoulaye Sall et Alioune Badara Ndao ont plaidé l’acquittement. Pendant ce temps, le conseil de Kamaté a plaidé coupable avant de demander au tribunal de faire bénéficier à son client une application bienveillante de la loi.

Cheikh Moussa SARR

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