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TRAITÉ DE FAUX MÉDECIN Un Dr anesthésiste-réanimateur réclame 300 millions F Cfa à son collègue

  • Date : 19 février 2016

Une affaire de diffamation a été jugée, hier, à la barre du Tribunal correctionnel de Dakar. En effet, le Dr Hachem a réclamé 300 millions F Cfa à son collègue qui l’accuse de faux médecin anesthésiste et de réanimateur. L’affaire est mise en délibéré pour le 21 avril prochain.

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale a signé un arrêté interdisant au Dr Hachem d’exercer à titre privé l’anesthésie-réanimation. Sur ce, le Dr a servi une citation directe à son collègue Y. Diallo pour diffamation. Selon le plaignant, c’est son collègue qui a été à l’origine de son interdiction d’exercer son métier. Les deux individus ont soldé leurs comptes, hier, à la barre du Tribunal correctionnel de Dakar. S’agissant des faits, le plaignant a reçu un arrêté ministériel suspendant, temporairement, ses fonctions du fait de l’existence de deux attestations d’admission obtenues à des dates différentes. Ces attestions indiquent que le plaignant a passé avec succès le stage en anesthésie-réanimation. Pour sa part, le Dr Y. Diallo, gynéco-accoucheur à la clinique du Cap, après des investigations menées en Côte d’Ivoire, renseigne que son collègue a menti sur son parcours. « Mon collègue a fourni un faux diplôme dans son dossier. Il a obtenu son diplôme en 1998 au lieu de 1994. En réalité, il nous a présenté un diplôme à une fausse date », a dénoncé le prévenu face aux juges. Entendu, le docteur Dr Hachem, par ailleurs, partie civile dans ce dossier, persiste et signe avoir reçu son diplôme en 1994. À l’en croire, c’est au courant de l’année 1992 qu’il a fait l’examen avant de recevoir son diplôme en 1994 à la Faculté de médecine de Côte d’Ivoire.

La partie civile réclame 300 millions F Cfa

S’agissant de l’autre document daté en 1998 et dont le prévenu garde une copie, la partie civile ignore son existence. Toutefois, le Dr Hachem a réclamé au prévenu la somme de 300 millions F Cfa pour laver son honneur et sa réhabilitation. Selon les avocats de la partie civile, le prévenu a bien mûri son plan pour faire sombrer son collègue. « Youssoupha Diallo a fait preuve de jalousie, de haine et de méchanceté. Il a un caractère nocif à vouloir détruire El Hadji Hachem Diab qui a obtenu son diplôme de médecin anesthésiste et de réanimateur en 1994 », a soutenu l’avocat selon qui, le prévenu a attendu 25 ans pour remettre en cause le travail de son collaborateur. Même tonalité chez ses autres confrères notamment Me Mbaye Sène, Me Aïssata Tall et Me Boubacar Cissé. Pour le dernier nommé, leur client est un « membre titulaire de la société française de réanimation et d’anesthésie ».

Suffisant donc pour la partie civile de dire que la profession de leur client ne souffre d’aucune contestation. Invité à faire ses réquisitions, le maître des poursuites préfère attendre le recours déposé par la partie civile sur l’arrêté ministériel suspendant le Dr d’exercer le métier de réanimateur et d’anesthésiste. De l’autre côté, les avocats de la défense confirment leur client arguant que la partie civile n’est rien d’autre qu’un faux médecin. Pour Me Souley Mbaye et Me Yérim Thiam, leur client Youssoupha Diallo est de bonne foi. Car, sa dénonciation a été confortée par l’arrêté ministériel et l’Ordre national des médecins du Sénégal qui ont, tous, suspendu le « faussaire ». Et, poursuit la défense, les investigations menées en Côte d’Ivoire ont permis de constater la fausseté des documents. Sur ce, la robe noire a plaidé pour la relaxe. L’affaire est mise en délibéré pour jugement devant être rendu le 21 avril prochain.

Cheikh Moussa SARR

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