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Transferts sociaux monetaires Les experts s’inspirent du modèle sénégalais 

Le Sénégal a abrité, depuis hier et jusqu’au  27 avril 2018, la  rencontre annuelle du groupe francophone de la Communauté de pratique sur les transferts sociaux monétaires en Afrique (Cop). La cérémonie d’ouverture a été présidée par Me Oumar Youm, Ministre Directeur de Cabinet du Président de la République.

Plus de 100 experts venus de 17 pays d’Afrique ont pris part, depuis  hier, à la quatrième rencontre internationale de la Cop. Ainsi, le Sénégal a été choisi pour son rôle pionnier dans la protection sociale avec la création de la Délégation générale à la Protection sociale et à la Solidarité nationale qui assure la coordination des programmes de filets sociaux. Ce qui a poussé à Me Oumar  Youm, Ministre Directeur  de cabinet du Président de la République à dire que le choix  de Dakar  témoigne de l’intérêt que le groupe francophone de la Communauté de pratique sur les transferts sociaux monétaires en Afrique (Cop) a pour le Sénégal. Selon lui, depuis quelques années, « notre » pays a commencé à acquérir une véritable expérience fondamentale sur la capitalisation des pratiques initiées dans certains Etats, mais aussi la volonté du gouvernement d’instaurer un système de protection sociale apte à lutter contre les inégalités sociales et à promouvoir un développement inclusif.

Parmi les innovations majeures mises en place par le Chef de l’Etat depuis 2012, on peut citer la Délégation générale à la Protection sociale et à la Solidarité nationale (DGPSN), chargée de l’impulsion et de la coordination du secteur de la  protection sociale, etc. A cela s’ajoutent le programme national de bourse sécurité sociale, la couverture maladie universelle, la carte de  l’égalité des chances, entre autres. « Le gouvernement du Sénégal a voulu aussi concrétiser son ambition de promouvoir une protection  sociale intégrée considérée comme un investissement, une source de  cohésion sociale pour rompre le cercle vicieux de la transfusion intergénérationnelle de la pauvreté », a-t-il souligné. Pour Dr Anta Sarr Diacko, Déléguée générale de la DGPSN, les filets sociaux regroupent  différents programmes et projets qui luttent contre la vulnérabilité de la  pauvreté.

Depuis plusieurs années, les Etats mettaient en place  des  programmes et des projets pour faire régresser la pauvreté et la vulnérabilité et qui, malheureusement, n’ont pas donné des effets  malgré les efforts consentis dans ce sens. Selon elle, aujourd’hui, la protection sociale s’appuie sur un développement durable sur le changement de comportement des populations, mais aussi sur les transferts monétaires. A l’en croire, ces transferts sont de nos jours  un outil qui permet aux différents bénéficiaires de promouvoir et d’acquérir le fruit de la croissance de chaque de pays en essayant  d’accomplir les droits qu’ils doivent bénéficier de leurs Etats. S’agissant du nombre de bénéficiaires du programme national de bourse sécurité sociale qui est de 300.000, celle-ci a informé que ce nombre va bientôt passer à 400.000 parce que le Président de la République Macky Sall a décrété 2018 une  année sociale. «Cela nous  permettra de prendre en  charge 100.000 nouveaux  bénéficiaires», a-t-elle conclu.

Zachari BADJI

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