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TRANSFORMATION DES SYSTEMES EDUCATIFS – LA TRIENNALE 2017 S’ENGAGE

Dans la déclaration finale de la Triennale 2017 de l’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (Adea), les ministres africains en charge de l’éducation et de la formation se sont engagés à revitaliser et à transformer des systèmes éducatifs pour soutenir la croissance et le développement durable du continent.

La Triennale 2017 de l’éducation et de la formation en Afrique a baissé ses rideaux hier, vendredi 17 mars, au Cicad, avec de forts engagements des ministres africains. Les acteurs éducatifs africains ont décidé, non pas de changer de fusil d’épaule, mais d’accentuer et de prioriser l’apprentissage préscolaire en élargissant l’accès à des possibilités d’apprentissage de qualité, en particulier pour les enfants et les communautés vulnérables.

Les ministres africains s’engagent à encourager des investissements financiers accrus dans des programmes d’apprentissage de qualité et de nutrition.
En plus de la mise en œuvre des recommandations adoptées lors de la Triennale 2017 de l’ADEA, les acteurs entendent partager les bonnes pratiques et programmes réussis dans les pays africains pour la transformation et le développement de l’éducation. Pour préserver la cohésion sociale et éliminer la radicalisation en vue d’assurer la réalisation de nos visions nationales, régionales et continentales, les acteurs s’engagent à promouvoir et à mettre en œuvre des politiques et des pratiques appropriées et cohérentes afin de doter la jeunesse africaine des connaissances et des compétences nécessaires pour faire face aux défis du XXIème siècle.

Revenant sur l’initiative du Fonds Africain pour l’Education, les ministres donneront une réponse à l’ADEA au cours des deux prochains mois, après une consultation des pays respectifs sur la question. Reconnaissant la promotion d’une culture de l’apprentissage pour leur adaptation à l’environnement changeant et au dynamisme de la technologie, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a estimé que «les différentes initiatives doivent être fédérées et mutualisées de façon à créer un système d’Education et de Formation en Afrique qui, à défaut d’être uniforme, sera suffisamment harmonisé pour soutenir les projets d’intégration économique».

FINANCEMENT :  L’EQUATION PERSISTANTE D’UNE UTILISATION EFFICIENTE

La qualité de l’éducation et de la formation a un coût. Bien évidemment. Les Etats africains en sont conscients et ont mis beaucoup d’efforts en consacrant une part importante des budgets nationaux au secteur éducatif. Le défi actuel pour les pays africains se pose la question de l’utilisation des ressources financières mises à leur disposition. Face à la rareté des financements requis pour atteindre les objectifs d’une éducation de qualité pour tous, une perspective d’amélioration de la maitrise des dépenses se dégage. L’appui du secteur privé pour des fonds supplémentaires occupe un volet stratégique dans la gouvernance des systèmes éducatifs. Qu’en est-il alors pour le Sénégal ?

La Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep) avait posé le débat pour signaler que «le système éducatif souffre d’une gestion inefficace et inefficiente de ses ressources financières». L’organisation analyse le flux de la gouvernance financière du secteur éducatif en relevant de multiples manquements et défis structurels.

Non sans se réjouir de l’effort fiscal sur le système éducatif sénégalais qui représenterait 35% du budget national et 6% du Produit intérieur brut (Pib). Toutefois, les structures de dépenses publiques en éducation par ministère sont très disproportionnées. En effet, si le ministère de l’Education nationale se taille la part du lion avec 65,16% qui se justifie par sa forte population scolarisable, le ministère de la formation et le département de l’Enseignement ont respectivement 6,45% et 28,09%.

Pendant que l’Agence nationale de la Case des Tout-petits enregistre moins de 1%, soit 0,30%. La prédominance de la part des salaires dans les dépenses pédagogiques est flagrante.
Face à cette situation du Sénégal et des autres pays africains, les 24 ministres veulent un financement durable et continental des secteurs de l’éducation, de la formation et de l’enseignement supérieur. Ils préconisent la création d’un Fonds africain pour l’éducation pour la revitalisation de systèmes éducatifs.

Sud quotidien

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