Accueil / ACTUALITES / Transport aérien : Des travailleurs d’Air France demandent l’arrêt des expulsions sur les vols de leur compagnie

Transport aérien : Des travailleurs d’Air France demandent l’arrêt des expulsions sur les vols de leur compagnie

Les élus du comité central d’entreprise d’Air France ont adopté à l’unanimité le 5 juillet une motion demandant aux actionnaires « l’arrêt de l’utilisation des avions du groupe Air-France KLM pour les expulsions d’étrangers », a-t-on appris mardi de sources syndicales. Sous ce rapport, ils ne veulent pas que leur logistique soit utilisé à des fins d’expulsion. Exprimant leur ras-le-bol, « Les élus demandent aux actionnaires de se prononcer pour l’arrêt de l’utilisation des avions du groupe Air-France KLM pour les expulsions d’étrangers qui nuisent à l’image de la compagnie et à la sécurité des vols », précise la motion adoptée par les 12 élus (CFDT, CGT, FO et CGC) du comité central d’Air France.

Source : Le Matin
Dans le même sillage, la motion appelée « Voeux aux actionnaires » s’adresse aux actionnaires d’Air France dont l’assemblée générale annuelle doit avoir lieu à Paris jeudi.

« C’est une manière d’alerter les actionnaires qui sont là pour gagner de l’argent sur un problème qui est aussi commercial. Les expulsions sont très mauvaises pour l’image de marque d’Air France, notamment en Afrique », a déclaré à l’AFP Philippe Decrulle, élu CGT du CCE. « Le PDG d’Air France (Jean-Cyril Spinetta NDLR) n’est pas indifférent à ces problèmes. Si des actionnaires l’interpellent, ça peut avoir une incidence », a-t-il ajouté. « Le ras-le-bol des employés de la compagnie est de plus en plus perceptible. Il y a de plus en plus de vols annulés et de passagers qui terminent devant le tribunal parce qu’ils ont pris fait et cause pour le reconduit », a précisé M. Decrulle. Un vol Air-France Paris-Bamako (Mali) a été annulé en mai après l’intervention de passagers contre une expulsion.

Et le Réseau éducation sans frontières (RESF) dénonce depuis plusieurs mois la multiplication des poursuites contre des passagers s’étant opposés à des expulsions. Sur les expulsions, M. Spinetta avait déclaré en novembre : « Lorsque la République nous demande notre concours pour exécuter les décisions prises dans le cadre d’une légalité incontestable, je ne vois pas au nom de quel motif on le refuserait ».

À voir aussi

Fin du procès Khalifa Sall: les parties saluent une procédure équilibrée

Rfi.frAprès cinq semaines d’audiences, le procès de Khalifa Sall s’est terminé ce vendredi 23 février …

Au dernier jour de procès, «Khalifa Sall doit être condamné», pour le parquet

Ce vendredi 23 février est normalement le dernier jour du procès de Khalifa Sall. Le …