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Transport dans la villle sainte- Touba roule en charrettes

À Touba, le trafic routier est raflé par les charrettes. Pour rallier les différents quartiers de la ville sainte, la plupart des fidèles mourides prennent le cheval ou l’âne pour vaquer à leurs occupations. Une situation qui fait naître des heureux et des frustrés. D’une part, les charretiers qui se frottent les mains et d’autre part les cars « Ndiaga Ndiaye » qui hoquètent de dépit.

En cette période de Magal, les charretiers se frottent les mains. À Touba, ils assurent le transport au détriment des cars « Ndiaga Ndiaye » ou  « cars rapides ». Pour rallier Dianatou Mahawa, Darou Khoudoss, Corniche, Hlm, les fidèles mourides prennent en majorité la charrette. Sa prière terminée, Bara quitte la grande mosquée pour rejoindre Darou Khoudoss. Devant les appels incessants de l’apprenti du car « Ndiaga Ndiaye », il préfère la charrette. Le jeune adolescent donne ses raisons : « Avec la charrette, c’est moins cher, car je ne paie que 100 F Cfa. Les cars non seulement font des arrêts, mais facturent 200 F Cfa ». Loin du doute des pèlerins, ces transporteurs ont doublé leurs tarifs pour la circonstance. « Je pense que c’est normal, car après le Magal, c’est la traversée du désert pour nous », justifie ce charretier. Lahad estime son chiffre d’affaires journalier à 20 000 F Cfa. Dans la circulation où le diktat de la foule humaine continue de prévaloir, presque seuls les charretiers parviennent à se frayer un chemin. Assis sur sa charrette composée d’un couple d’ânes, le jeune Aliou, venu de Mbacké, voit une dizaine de voyageurs remplir sa caisse. En direction de Darou Khoudoss, sa charrette ne tarde pas à faire le plein. À bord, huit personnes se partagent une toute mince surface en toute quiétude. Dans la même direction, un garçon, apprenti d’un car « Ndiaga Ndiaye », défile devant lui à la recherche désespérée de clients. Dans les rues de Touba, les charrettes assurent pratiquement tous les voyages. Même si elles ne peuvent pas se déplacer sur de longues distances, les charrettes dictent leur loi dans la ville Sainte de Touba.

Sidy Thiam

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