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Transposition des directives de l’Uemoa le Sénégal amorce la mise en œuvre des réformes

Toutes les dispositions de l’Uemoa sur les finances publiques sont transposées au Sénégal. Et la phase de mise en œuvre des réformes suit normalement son cours par rapport à l’échéance fixée au 31 décembre 2017. C’est ce qu’à indiqué Charles Émile Abou Ciss, directeur des systèmes d’information à la direction générale des finances.
Le nouveau cadre harmonisé des finances publiques applicables aux 8 pays de l’Union économique monétaire ouest africaine (Uemoa), stipulant l’adoption d’un code de transparence dans la gestion des finances publiques afin que la collecte et l’utilisation des fonds publics respectent les principes de l’Etat de droit est bien intégré par le Sénégal. «Toutes les directives de l’Union économique monétaire ouest africaine (Uemoa) sur les finances publiques ont été transposées au Sénégal. Et dans la phase de préparation de la mise en œuvre des réformes, nous sommes très avancés par rapport à l’effectivité de la mesure fixée au 31 décembre 2017», a ainsi, fait savoir Charles Émile Abou Ciss. Les difficultés de la mise en œuvre en rapport à l’échéance de 2017 s’articule sur  : » les enjeux et défis de la mise en œuvre de la déconcentration de l’ordonnancement en zone Uemoa » avec le Collectif des journalistes économiques du Sénégal Cojes) et correspondants régionaux. Parlant des avantages de ce nouveau cadre harmonisé de l’Uemoa, M. Ciss laisse entendre que «la nouvelle reforme budgétaire met en place de nouvelles règles dans l’élaboration, l’exécution et le suivi du budget de l’Etat avec pour objectif d’améliorer l’efficacité de la dépense publique». Dès lors, on passe d’un budget de moyens à un budget de résultats communément appelé Programmation budgétaire pluriannuelle des dépenses (Dppd). Et qui s’étend sur une période de 3 ans. Mais chaque année, on élabore le projet annuel de performances. Aucun budget ne saurait être voté si, un au préalable, celui de l’année précédente n’est pas mis en examen pour efficacité et efficience des programmes. En clair, désormais, il y a une orientation de la gestion vers des résultats prédéfinis. Mieux, la réforme budgétaire vise à renforcer la transparence à travers une présentation plus exhaustive des crédits budgétaires en programme.
En définitive, cela permet «aux parlementaires et aux citoyens d’appréhender la dépense publique dans son ensemble», a soutenu le directeur des systèmes d’informations à la direction générale des finances. Toujours selon lui, «la réforme des modes de gestion budgétaire qui se traduit par la mise en place d’un nouvel acteur budgétaire qui est le responsable de programme ainsi que la programmation pluriannuelle du budget concourent aux nouveautés», a-t-expliqué.
 Avec une telle disposition martèle M. Ciss «les pouvoirs des parlementaires et celui de la cours des comptes sont élargis dans le contrôle de l’exécution du budget».
Ministres, présidents d’institution ordonnateurs de crédits
Juste qu’ici, seul le Mali avait amorcé ce principe de la déconcentration et de l’ordonnancement dans la gestion des finances publiques. Avec ces dispositions, chaque ministre sectoriel ou président d’institution devient ordonnateur principal des crédits ou de la dotation de son secteur ministériel ou institution. Cette évolution, soutient Charles Emile Abou Ciss «reste un gage d’efficacité de l’action publique, car le ministre de l’Economie et des finances qui était jusqu’ici seul ordonnateur principal des crédits votés sera déchargé mais reste et demeure le principal responsable. Par conséquent, il a droit et l’obligation de veiller au travail de ses collaborateurs», a-t-il précisé.
Rewmi.com/FBF

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