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Traqué par le Sénégal et la police américaine, la demande d’asile politique pourrait sauver Assane Diouf

Beaucoup d’informations contradictoires circulent sur l’arrestation du Sénégalais Assane Diouf qui vit aux Etats-Unis par le FBI à la demande de l’Ambassade de notre pays après que ce dernier ait battu les records d’audience suite à ses insultes contre de hautes autorités de la République dont Macky.
On parle de son arrestation avant de déclarer qu’il a été libéré. Une information vite démentie ce samedi. Assane serait alors toujours entre les mains de la Police de l’immigration car des informations seraient parvenues aux autorités américaines comme quoi il serait mêlé à des activités terroristes.
Juste préciser que cette situation qui va s’ éclaircir dans les prochaines heures est une procédure normale presque de routine qui consiste à entendre toute personne surtout d’origine étrangère à l’égard de qui pèsent des accusations de terrorisme.
Pour des faits aussi graves, avérés ou pas, toute personne serait entendue, gardée le temps qu’il faudra et cuisiné.
Toutefois, le fait que ce soit les services de l’immigration montre que les accusations de terrorisme n’ébranlent pas trop les autorités américaines. Car, si c’était vraiment le cas, le FBI aurait pris en charge le dossier et d’une autre manière.
Ce qui semble plus probable, c’est que l’on reproche justement à Assane Diouf le fait de vivre clandestinement au pays de l’Oncle Sam et peut-être à des activités qui pourrait intéresser les autorités américaines.
Cela se passe souvent comme ça surtout si ces dénonciations viennent d’autorités d’un autre État.
Bien sur, tout cela est à mettre en rapport avec le fait que les autorités sénégalaises, exaspérées par ses injures interminables ne sont pas étrangers à ses ennuis.
Néanmoins, le Ministre de la Justice Me Sidiki Kaba vient de lever un coin du voile en faisant savoir ce samedi, qu’Assane Diouf ne peut pas être extradé au Sénégal parce qu’il n’existe pas de convention dans ce sens entre les deux pays et que les procédures seraient trop complexes.
Mieux, nous pensons que le fait qu’il soit en bisbille avec les autorités sénégalaises lui ouvre la voix de l’exil politique qui pourrait permettre d’avoir la fameuse carte verte ou permis de séjour.
C’est vrai que toutes ses procédures sont longues, mais en aucun cas, les autorités américaines ne peuvent le livrer au Sénégal pays avec lequel il est manifestement en désaccord politique avec les autorités.
En plus, le simple dépôt de la demande d’asile pourrait l’aider à bénéficier d’un statut de réfugié en attendant l’aboutissement de la procédure. Pis, son arrestation va lui ouvrir davantage les portes de la notoriété d’autant plus qu’il a la possibilité de parler aux internautes par téléphone.
Entendons-nous bien, les Américains peuvent lui reprocher d’avoir violé les règles de séjour sur leur territoire et le maintenir en prison, mais cela ne veut pas dire qu’il sera livré au Sénégal.
Car, ce que beaucoup ne savent pas, c’est que insulter le Président américain ne dérange personne. Ils sont là-bas dans un autre contexte social et culturel.
Comme quoi, cette équation Assane Diouf est entrée dans une nouvelle dimension. L’homme, manifestement mène un combat politique avec ses propres armes même si celles-ci ne sont conventionnelles.
Ce qui dérange, c’est la façon dont il s’ y prend. Les injures et autres excès de langage ne sauraient être cautionnés comme mode d’opposition politique surtout dans un pays comme le Sénégal. On ne peut offrir cela comme exemple à nos enfants.
Mais de là à l’accuser de terroriste…

Assane SAMB/Rewmi quotidien

 

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