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Tribunal des flagrants délits de Dakar- Le charlatan, la femme du Modou-Modou et le viol suivi de grossesse

  • Date: 3 novembre 2015

 Si les juges du tribunal des flagrants délits de Dakar suivent le réquisitoire du parquetier, le sieur Bâ risque 3 mois de prison ferme. Il a été attrait à la barre, hier, par une femme d’un Modou-Modou qui l’accuse de charlatanisme et viol suivi de grossesse.

Une affaire de charlatanisme et de viol suivi de grossesse a été jugée, hier, à la barre du tribunal des flagrants de Dakar. Epouse d’un Modou-Modou, F. Mbengue a porté plainte contre un certain Bâ qui l’aurait envoutée avant d’abuser d’elle. A l’issu de ce présumé viol est né un enfant âgé de 8 mois. Devant les juges, hier, la dame a narré le film des événements. En effet, c’est en 2005 qu’elle s’est mariée avec son époux qui vit actuellement en Italie à la recherche d’une vie meilleure. Mais auparavant, quatre enfants sont nés de ce couple. Son époux étant de l’autre côté de la frontière, la dame s’est lancée en affaires pour subvenir aux besoins de ses enfants. C’est sur ces entrefaites qu’elle a fait la connaissance d’un nommé Bâ. Ce dernier s’est présenté comme étant un charlatan qui traite les mauvais esprits. Sur ce, explique la dame, alors qu’elle rentrait chez elle, un homme lui a touché sur son épaule. « Lorsque je me suis retournée, j’ai été surprise de voir le nommé Bâ qui a demandé après ma belle-mère. Je lui ai rétorqué que cette dernière est au magasin », a dit la dame selon qui, elle s’est brusquement levée le lendemain vers les coups de 17 heures pour aller rendre visite au sieur Bâ. « J’ai laissé mes enfants dans l’appartement et arrivée chez le charlatan, il m’a accueilli dans une chambre avant de me consulter. Après la consultation, le charlatan m’a remis une allumette qu’il m’a demandé d’introduire dans mon sexe, ce que j’ai d’ailleurs refusé. Cependant, face à son insistance, j’ai fini par accepter. Quelques instants plus tard, j’ai été plongée dans un sommeil profond », a soutenu la plaignante.

Le prévenu a rejeté toutes les accusations

Avant de poursuivre : « lorsque j’ai repris connaissance une heure après, j’ai constaté que mon slip était mouillé mais je suis rentrée calmement chez moi. C’est 3 mois plus tard que je me suis rendue dans un poste de Santé pour en savoir plus parce que je ne me sentais pas bien. Pis, je suis restée tout ce temps sans pour autant voir mes règles. Au poste de Santé, le médecin m’a notifié que j’étais enceinte ».

7 mois après les faits, elle a porté plainte contre le charlatan. A l’en croire, c’est le seul homme qu’elle aurait fréquenté depuis le voyage de son mari.

Le prévenu a nié en bloc les faits pour lesquels il a été attrait à la barre. Face aux juges, le mis en cause a reconnu être un charlatan mais, il a refusé les accusations disant qu’il a fait une séance de voyance pour la plaignante. S’agissant de l’enfant qui a été présenté, hier, au tribunal, le mis en cause a rejeté la paternité arguant qu’elle n’a jamais connu la plaignante. Pour se tirer d’affaire, le prévenu dira qu’il n’a jamais entretenu de rapports sexuels avec cette dame et que tout ça n’est qu’un coup monté pour nuire à sa réputation.

L’avocat de la partie civile a réclamé 10 millions de nos francs à titre de dommages et intérêts. De son côté, le parquetier a demandé le renvoi des fins de la poursuite en ce qui concerne le viol. S’agissant du charlatanisme, le représentant du ministère public a requis une peine de 3 mois de prison ferme contre le prévenu. Selon lui, le prévenu exerce depuis longtemps ce métier de charlatanisme. Un métier que l’avocat de la défense a reconnu avant de plaider pour une application bienveillante de la loi.

S’agissant du délit de viol, la robe noire a plaidé la relaxe en ce qui concerne les faits. Il faut dire que l’affaire est mise en délibéré pour jugement qui sera rendu le 4 novembre prochain.

Cheikh Moussa SARR

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