Accueil / FAITS DIVERS / Tribunal des flagrants délits de Dakar Un maître coranique risque 2 ans de prison pour viol suivi de grossesse

Tribunal des flagrants délits de Dakar Un maître coranique risque 2 ans de prison pour viol suivi de grossesse

2 ans de prison ferme, c’est la peine requise par le maître des poursuites contre le maître coranique, Sène. Ce dernier a comparu, hier, à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar pour les délits de viol avec violence et coups et blessures volontaires ayant entrainé une incapacité temporaire de travail de 15 jours. Délibéré le 20 septembre prochain.

Une rocambolesque affaire de viol a été jugée, hier, à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar. Au banc des accusés, nous avons un maître coranique plus connu sous le nom de Oustaz Sène. Il ressort des débats d’audience que c’est le père de la victime qui a porté l’affaire devant la justice. Pêcheur de son état, ce dernier a reçu un appel téléphonique de la part de son épouse l’informant que sa fille a été victime de viol. Inquiet, il est rentré dare-dare à la maison avant de conduire sa fille dans un district sanitaire. Sur place, le médecin a confirmé l’acte sexuel. Interrogée, la fille était incapable de donner le nom de son violeur. C’est en retournant à la maison que la victime a pointé du doigt le maître coranique comme étant son bourreau. C’est sur ces entrefaites que le papa de la fille s’est lancé à sa poursuite.

Alpagué, il a été conduit à la brigade de Rufisque où il a été sommairement interrogé. Le mis en cause a donc contesté ce qu’on lui reproche avant de dire que le jour des faits, il était à Yoff. Entendu de nouveau à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar, il a réitéré les propos qu’il avait tenus à l’enquête préliminaire. Sur une question de savoir est-ce qu’elle connaissait la fille, le prévenu a rétorqué : « je ne l’ai jamais vue. C’est d’ailleurs le jour de mon arrestation que je l’ai vue pour la première fois ». Le juge de relancer : « pourquoi vous avez pris la fuite lorsque vous l’avez vue venir avec son père ? ». « C’est parce que son père m’avait accusé de vol et pour échapper au lynchage, j’étais obligé de prendre la fuite », s’est-il dédouané.

Cependant, la fille reste constante dans ses déclarations, arguant que c’est bel et bien Sène son violeur. Mieux, elle est revenue sur le film des événements. « C’était un vendredi. Alors que j’étais tranquillement couchée dans mon lit, Sène est venu me trouver dans la chambre. Il m’a bâillonnée et ligotée. Je ne pouvais pas crier parce qu’il avait un couteau. Il m’a ensuite violée et j’ai vu par la suite des traces de sang », a-t-elle déclaré devant les juges. Invité à faire son réquisitoire, le maître des poursuites a tenu à rappeler que les faits sont constants et que la conjonction sexuelle a été bel bien exercée sur la personne de M. B. « Lors de l’enquête préliminaire, la victime  a décrit son violeur comme étant une personne de forte corpulence et de son signe distinctif qui est une boule à la tête. Et cet individu n’est personne d’autre que le mis en cause », a dit le parquetier selon qui le prévenu doit être déclaré coupable. Et pour la répression, de le condamner à deux ans de prison ferme. Un réquisitoire sévère selon défense. Elle indique qu’il n’y a aucun élément de preuve dans ce dossier pour asseoir la culpabilité du mis en cause. Ainsi, la robe noire a-t-elle plaidé pour la relaxe pure et simple. L’affaire a été mise en délibéré pour jugement devant être rendu le 20 septembre prochain.

Cheikh Moussa SARR

À voir aussi

Bagarre à la Médina- Assane Barry assène deux coups de couteau mortels à Saër pour venger sa petite amie

L’amour quand tu nous tiens ! Le sieur Assane Barry a, lors d’une bagarre, assené deux …

Viol suivi de grossesse, pédophilie… Yancoba attrait à la barre par sa copine et son amie

Les nommés Yancoba, F. N et C. Ndao ont soldé leurs comptes, hier, à la …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *