Confidences

TROIS QUESTIONS A BABACAR GAYE PORTE PAROLE DU PDS- LE FINANCEMENT DES PARTIS DOIT ETRE AU CŒUR DE LA REFORME DE LA GOUVERNANCE

  • Date: 26 décembre 2015
Babacar Gaye, le porte-parole du Parti démocratique est formel : le financement des partis politiques doit être l’un des points essentiels de la réforme de la gouvernance démocratique. Intervenant dans les colonnes de Sud Quotidien dans le débat relatif au financement des partis politiques, à la suite de la société civile et de certains acteurs politiques, le responsable libéral prône par ailleurs, dans cet entretien, un ensemble de mesures pour solutionner cet épineux problème du financement des partis politiques.  

L’affaire Diack a remis sur la table la question du financement des partis politiques au Sénégal. Quel commentaire faites-vous sur cette affaire qui a fini d’éclabousser le champ politique ?

L’utilisation de l’argent sale pendant les élections de 2009 et de 2012 a profondément entaché notre système démocratique et subséquemment, la légitimité des élus issus de ces élections. Sans préjuger de la position officielle qu’adopterait le Pds sur cette problématique, il ne faudrait pas que la nécessité de rechercher un large consensus sur le financement des partis politiques, surtout en période électorale, serve de prétexte pour étouffer ce scandale qui éclabousse toute l’opposition d’alors et certains organisations dites de la société civile. Tout en continuant à exiger que toute la lumière soit faite sur cette affaire de corruption à grande échelle de la classe politique, j’estime que le financement des partis politiques doit être l’un des points essentiels de la réforme de la gouvernance démocratique.

Quelle solution préconisez-vous alors pour un règlement définitif de ce problème de financement des partis qui ne cesse d’agiter l’espace politique sénégalais?  

D’abord, il faut appliquer strictement la loi sur les partis politiques qui sont assujettis à une comptabilité transparente. Ensuite, il s’agira de légiférer sur l’utilisation des ressources publiques dans le financement des activités des partis afin de contrôler les cotisations des adhérents ou membres et d’éviter des fraudes sur le nombre de militants. Il importe également de fixer un seuil plafond pour les dépenses liées au fonctionnement des partis et de la campagne des candidats aux élections. A ces mesures, il faut ajouter par ailleurs la nécessité de rembourser les dépenses de campagne des candidats et listes de candidats qui auront obtenu au moins 5% des suffrages exprimés après avoir vérifié leur emploi, l’effectivité de la dépense et la traçabilité du règlement. Dans le même ordre d’idées, il me semble aussi essentiel d’interdire systématiquement des retraits bancaires en espèces et l’utilisation de ressources financières venant de l’étranger même si c’est sous le couvert d’un Sénégalais expatrié. Voire même d’imposer un paiement des factures de campagne par chèque non endossable.

Peut-on valider sans conditionnalités ces mesures que vous préconisez pour régler une question aussi épineuse?

Effectivement, il faut des préalables. Pour donner corps à tout cela, il est nécessaire de suivre certaines étapes, dont la moindre est de légiférer sur les fonds politiques des institutions de la République qui doivent plus servir de trésor de guerre pour les pouvoirs publics. Il urge également de mettre en place un observatoire national pour l’équité et la transparence des finances des partis politiques dont les membres seraient nommés pour 6 ans sans possibilité de les démettre par le président  de la République. Je pense que ces membres devraient même être choisis sur la base de propositions  des acteurs : trois de la majorité, trois de l’opposition, trois de la société civile (ONG, Média, Patronat). Je reconnais cependant que ces préalables ne sont exclusifs et pourraient être liés à d’autres du genre pour une solution structurelle de la question du financement des partis.

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