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Trois questions à… Me Amadou Moustapha Ndiaye, président de la Chambre des notaires

Le Sénégal est aujourd’hui sur la bonne voie d’un environnement des affaires de classe internationale

Source : Walf Fadjri
Quelle lecture avez-vous de la mise en place d’un Bureau d’appui à la création d’entreprises ?

Ce Bureau nous permet aujourd’hui de réaliser un vœu si cher au chef de l’Etat et aux praticiens du droit que nous sommes à savoir pouvoir créer une société en 48 h. Aujourd’hui, nous avons la possibilité, grâce aux nouvelles dispositions réglementaires, de pouvoir créer une société, quelle que soit la forme (Sa, Sarl ou Gie) dans un délai de 48 h.

Il ne faut pas occulter aussi le volet sécurité qui se pose avec acuité pour les investisseurs.

On a souvent tendance à faire référence au rapport ‘Doing business’ qui donne un mauvais classement au Sénégal et qui contient beaucoup de fausses déclarations. Des déclarations fausses et erronées au terme desquelles on classe au Sénégal pour dire que c’est un pays où l’environnement des affaires n’est pas propice. Le Sénégal est souvent comparé à des pays où l’environnement des affaires ne dépend pas du même système juridique que le nôtre. Nous avons un système juridique qui est un système romano-germanique qui est un système de prévention de conflits. Et aujourd’hui je peux dire sans prétention que le Sénégal est l’un des rares pays du système romano-germanique où l’on a des délais aussi courts. Pourquoi ? Parce qu’au lieu d’avoir des procédures qui se faisaient de manière empirique, on les fait simultanément au même endroit. Ce qui raccourcit forcément les délais avec la vérification a priori qui évite tous les risques a posteriori de nullité qu’on pourrait connaître tout au long de l’effectivité de la libération du capital. Ceci pourrait être un grave problème pour les éventuels créanciers ou les personnes qui auraient à contracter avec ces sociétés-là.

Le Sénégal est-il donc sur la bonne voie de l’environnement des affaires de classe internationale avec la mise en place du Bureau d’appui à la création d’entreprises ?

Je le pense parce que tout ce qui peut être fait pour faciliter aussi bien la création d’entreprises, appuyer les entreprises dans les procédures d’obtention de leur agrément, que pour jouer l’interface entre l’Administration et les entrepreneurs, constitue autant de rôles que l’Apix joue bien aujourd’hui. Personnellement, je ne travaille pas pour l’Apix, mais lorsque j’estime que le devoir est bien accompli, je le dis.


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