Accueil / Confidences / Troisième mandat du Président Macky SALL: Un faux débat !

Troisième mandat du Président Macky SALL: Un faux débat !

« Contrairement à ce que dit le Professeur Babacar Guèye, nul besoin de dispositions transitoires. Nous sommes toujours dans la Constitution de 2001 révisée en 2008 qui fixe le nombre de mandats à deux. Et le référendum de 2016 portait plutôt sur la durée du mandat. Plus l’autre aspect nouveau c’est que toutes les dispositions relatives au mandat ont été verrouillées », clot ainsi El hadji Hamidou Kassé, Ministre conseiller du Président Sall, le faux et inutile débat du week end dernier au Sénégal. Il faudrait remercier M. Kassé pour sa vigilance et sa prompte réaction intellectuellement bien à propos et politiquement bien mûrie. Sans cela, nous allions encore perdre notre temps en conjectures pendant une année pour discuter du sexe des anges! Et personne ne sait ce que cela aurait donné dans le commun vouloir de vie commune de nos compatriotes. Les Sénégalais ont déjà dit, clairement, qu’ils ne veulent pas d’un troisième mandat. Respectons alors leur intelligence !

C’est vrai, nous aimons, dans notre beau pays, parler. Et chacune et chacun y va de ses savoirs. C’est bien, c’est la santé « parolique » du pays. Il reste à se demander à quand véritablement le temps du travail ? L’investissement de nos énergies dans des actions pour le développement, devrait être une priorité de tout un chacun en lieu et place d’incitations de querelles politiciennes. Et aujourd’hui, les propos deviennent de plus en plus violents, incendiaires, et certains se croyant plus patriotes que les autres et qui n’ont rien inventé ni fait concrètement ne serait ce qu’une seule action citoyenne traitent d’autres de moins patriotes.
Tout cela, dans le silence des femmes et hommes politiques qui veulent garder et ou conquérir le pouvoir. Il nous faut un temps de pause! Un temps de retour à nous mêmes! Un temps pour guérir notre Coeur! Un temps pour Aimer autrement notre pays !
C’est bientôt 2019, il y aura une élection présidentielle, aux tenants du pouvoir de montrer qu’ils méritent d’être réélus et à l’opposition de se montrer à la hauteur pour montrer qu’elle mérite qu’on lui fasse aussi confiance pour gérer le Sénégal. A la société civile, notamment à la presse d’être plus vigilante. Oui les medias ont une responsabilité sociale à assumer. Faire exister un débat serein, donner la parole à tous les acteurs et aussi avoir la capacité synthétique, la volonté de décortiquer et de décoder les messages, et la générosité d’ouvrir des perspectives sinon tout le monde pourrait être devant un micro à animer un « xoulo ».
L’imbroglio permanent ne sert pas les intérêts bien compris du pays. Il faut du respect entre les protagonistes politiques. Les journalistes devraient avoir en bandoulière, au delà de leur éthique et de leur déontologie dont ils sont si fiers, une lecture lucide des enjeux fondamentaux de nos sociétés et de la géopolitique régionale et internationale.
En tous les cas, les populations ne sont pas dupes et elles ont toujours su prendre leurs responsabilités au moment du grand soir ! Alors pas de crépuscule des idées, à défaut l’aube sera comme un brouhaha de clameurs sans saveur!
Que les enfants du pays, filles et garçons se retrouvent autour de l’essentiel: se battre pour que le pays avance, dans la paix. Et cela, dans un territoire connu pour sa stabilité et sa démocratie, n’est pas impossible. Au delà des diversités fécondes, que l’Unité règne!
Que vive le Sénégal ! Que vive la République Une et Indivisible!

El Hadji Gorgui Wade Ndoye- Journaliste accrédité auprès de l’ONU-Genève. Directeur du magazine panafricain ContinentPremier.Com

À voir aussi

LANSANA GAGNY SAKHO Homme de l’Année 2017

L’homme de l’année 2017 choisi par les Rédactions Rewmi, c’est Lassana Gagny Sakho, actuel Directeur …

LANSANA GAGNY SAKHO Un nom autochtone qui renvoie au sens des responsabilités

Un nom autochtone ! Une identité originale ! Une authenticité bien africaine qui renvoie, selon …