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Turquie: des combats acharnés au quatrième jour de l’offensive turque

Les affrontements se poursuivent, mardi 23 janvier, entre forces turques et combattants kurdes au quatrième jour d’une offensive contre l’enclave d’Afrine (nord-ouest de la Syrie), avec notamment des frappes aériennes d’Ankara, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

L’offensive turque sur la région d’Afrine, lancée samedi par l’armée turque avec des rebelles syriens pro-Ankara, vise la milice kurde syrienne des Unités de protection du peuple (YPG), considérée par la Turquie comme « terroriste » mais fer de lance de la lutte antijihadistes en Syrie. « Les combats se concentraient mardi à la frontière turco-syrienne, particulièrement dans le nord et le sud-ouest de la région », a indiqué à l’AFP le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.

« Les affrontements sont violents, mais le front est beaucoup moins étendu que la veille », a-t-il précisé. « Les avions turcs ont repris leurs frappes, dans des régions frontalières du nord-ouest d’Afrine », a-t-il ajouté. Des rebelles syriens ont par ailleurs lancé un nouvel assaut dans le nord-est de la région d’Afrine, pénétrant dans le village de Qastal Jando, a précisé l’OSDH.

Les tirs retentissent sans discontinuer

Dans ce secteur, les rebelles syriens pro-Ankara et des unités de l’armée turque avaient réussi lundi à prendre le contrôle de la colline de Barsaya, pendant quelques heures seulement. Un correspondant de l’AFP a ainsi pu voir, sous un ciel brumeux, des véhicules blindés et des pick-ups blancs équipés de mitrailleuses lourdes gravir les chemins serpentant sur le flanc de la colline, alors que des tirs retentissaient sans discontinuer.

Sur la route, des combattants syriens proturcs emmitouflés dans des écharpes ou des keffieh se réchauffaient autour d’un feu de camp de fortune en dévorant des sandwichs. Les YPG ont toutefois repris lundi soir le contrôle de cette relief stratégique qui domine les villes d’Azaz, côté syrien, et de Kilis, côté turc. Depuis samedi, les combats ont tué 26 combattants kurdes et fait 25 morts parmi les rebelles pro-Ankara, selon un nouveau bilan de l’OSDH.

« Pas de marche arrière »

La Turquie, qui menaçait depuis des mois d’attaquer Afrine pour en chasser les YPG, a lancé son opération quelques jours après l’annonce par la coalition internationale antijihadistes emmenée par les Etats-Unis de la création d’une force frontalière forte de 30 000 hommes dans le nord syrien, composée notamment de combattants des YPG. « Il n’y aura pas de marche arrière à Afrine », a lancé lundi le président turc Recep Tayyip Erdogan. Les forces turques ont par ailleurs tiré des obus sur la périphérie de la ville de Qamichli, blessant deux enfants, selon l’OSDH. Cette ville frontalière de la Turquie est située dans le nord-est syrien, dans un autre secteur contrôlé par les Kurdes syriens.

(avec AFP)

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