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UIP: Taxawu Senegaal répond à l’Assemblée nationale

Réponse du berger à la bergère. Taxawu Senegaal n’a pas mis de temps pour répondre à l’Assemblée nationale, suite à la décision de l’Union Interparlementaire.

Taxawu Senegaal n’a pas goûté à la réponse de l’Assemblée nationale du Sénégal au Comité des droits de l’Homme de l’Union interparlementaire. Lequel a rendu ce mardi dernier une décision pour dire que la détention de Khalifa Sall est arbitraire et que la levée de son immunité parlementaire n’a pas été respectée dans le cadre de la procédure de la caisse d’avance.

D’après Taxawu Senegaal, « cette réaction confond l’Assemblée nationale qui, non seulement a manqué à son devoir de protéger les droits d’un de ses membres, mais reconnait s’être rendu complice de la détention arbitraire du  député Khalifa Ababacar Sall en violant son immunité parlementaire. »

Taxawu Senegaal soutient que « la défense maladroite de l’Assemblée nationale entame sérieusement la crédibilité de l’Inspection générale d’Etat parce qu’elle nous apprend que la mission de vérification administrative et financière de la ville de Dakar, démarrée en 2015, avait été réalisée avec l’objectif manifeste d’engager des poursuites judiciaires contre l’honorable député Khalifa Ababacar Sall. »

 

La crédibilité de l’IGE remise en cause

En outre, Taxawu Senegaal indique que «cette affaire est et restera un complot politique, monté par des officines logées dans les plus hautes sphères de l’Etat et exécuté par des juges soumis devant le pouvoir exécutif. » « L’évidence du caractère politique de cette affaire apparaît dans l’incapacité de l’Etat du Sénégal à gagner une procédure en dehors des juridictions nationales instrumentalisées par l’exécutif », déplore ladite coalition. Qui ajoute que cette décision de l’UIP ajoute au discrédit de notre pays devenu, sous le magistère de Macky Sall, un Etat employé dans une délinquance institutionnalisée couverte par des magistrats aux ordres. Pour Taxawu Senegaal, « l’Assemblée nationale aurait du se conformer à cette décision et remettre notre pays dans le giron des Etats respectueux du droit. » A rappeler que l’UIP a tranché en faveur Khalifa Sall en reconnaissant la violation de ses droits par l’Assemblée nationale et par la justice. Après la décision rendue par la Cour de Justice de la CEDEAO le 29 juin 2018.

 

  1. BA

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